CHARS
1960 AMX 13 à tourelle M 24 CHAFFEE
Pour remplacer les chars M 24 Chaffee à bout de souffle, l'AMX envisage de monter la tourelle du M 24 sur le châssis du char léger de 13 tonnes. L'adaptation nécessite la mise en place d'une cale entre la tourelle et la caisse.
Le prototype est testé à partir de 1957 et une commande de 150 exemplaires est notifiée en 1960.
Ces matériels sont déployés en Algérie jusqu'en 1962. Ils sont ensuite rapatriés en métropole et servent d'engins école. A cette fin l'armement a été démonté et l'avant de la tourelle est remplacé par un vaste pare-brise.
1935 AMC SOMUA S 35
Le SOMUA S 35 est généralement considéré comme le meilleur char français en 1940. Son appellation officielle est A.M.C., automitrailleuse de Cavalerie ; cette subtilité de langage permettait à la cavalerie de tourner l'exclusivité de l'infanterie en matière de fournitures de chars. Le S 35 disposait d'une tourelle similaire à celle du B1 bis montée sur une caisse moulée.
En juin 1934, l'armée française avait publié le cahier descriptif d'une "automitrailleuse de combat" destinée à la cavalerie. Elle voulait un engin de 13 tonnes, équipé de deux hommes et armé de la tourelle déjà définie pour le char B.
La Société d'Outillage Mécanique et d'Usinage d'Artillerie (SOMUA.) filiale de Schneider, présenta en 1935 un prototype (CA3) répondant aux normes, qui fut apprécié pour la puissance de son armement (un canon de 47 jumelé à une mitrailleuse), son blindage épais de 40 à 55mm, sa vitesse élevée et la maniabilité dont il se montra capable malgré ses 19 tonnes. Il fut mis aussitôt en production après quelques aménagements en particulier l'élargissement du chemin de roulement de la tourelle (de 1022 à 1130mm). Le modèle définitif référencé CA4 est adopté sous le nom de " char 1935 S ". La production totale était d'environ 430 exemplaires à fin mai 1940.
Par rapport aux chars D déjà en service, le SOMUA présentait des améliorations originales en particulier au niveau de la caisse réalisée en blindage moulé. Elle comprenait quatre sections assemblées par boulonnage : la partie inférieure composée de deux éléments disposés dans la longueur du véhicule, contenait le moteur, la transmission et les commandes, et portait la suspension boulonnée sur ses flancs. Celle-ci était constituée de ressorts à lames semi-elliptiques et d'un ressort à boudin sur le galet arrière. Le barbotin était à l'arrière ; des éléments courts monopatin composaient la chenille en partie protégée par une jupe blindée.
Les deux autres sections formaient la superstructure. La section arrière recouvrait le compartiment moteur-transmission, tandis que la section avant logeait le compartiment de combat et supportait la tourelle.
L'accès au compartiment de pilotage et de combat se faisait par une porte latérale située sur le côté gauche ; le chef de char disposait également de la trappe d'accès à l'arrière de la tourelle. Un trou d'homme au fond de la caisse pouvait servir d'issue de secours.
Le poste du pilote était placé à l'avant gauche et disposé de manière classique avec les commandes de frein, d'accélérateur et d'embrayage. Les leviers de changement de vitesse et du frein à main étaient situés à droite.
La vision du pilote était assurée par un volet blindé rabattable et par deux fentes latérales. En position fermée le pilote utilisait une fente d'observation et un épiscope.
L'opérateur radio, assis à droite, disposait également d'une fente d'observation. Le S 35 était équipé d'une radio de type ER 29. On se rendit compte tardivement, lors de tirs à munitions réelles, que le poste radio se trouvait dans l'axe d'éjection des douilles de 47mm et que le premier coup tiré avait pour conséquence la mise hors service des moyens radios...
Le chef de char servait l'ensemble de l'armement. Assis sur une selle pivotante, il avait à sa portée une partie des munitions, stockées dans des alvéoles fixées aux parois de la caisse.
Les accumulateurs électriques, la réserve des munitions et les accessoires se trouvaient dans l'espace compris entre le plancher et le fond de la caisse.
La tourelle APX 1 CE du S 35 était armée d'un canon de 47 SA 35 semi-automatique et d'une mitrailleuse Châtellerault calibre 7,5 modèle 31 jumelées. La dénomination CE signifie "chemin élargi" car cette tourelle possédait un chemin de roulement plus large que les APX standard. Offrant un espace un peu plus important, elle permettait à un membre d'équipage d'assister le chef de char dans l'approvisionnement des armes.
La mitrailleuse pouvait être désolidarisée du canon pour de faibles débattements latéraux (+/- 10°).
Pour le pointage des armes, le tireur avait une lunette panoramique d'agrandissement x4, placée dans un berceau au-dessus de la mitrailleuse. Le canon avait une réserve de 85 obus. La mitrailleuse, avait 2 550 cartouches, réparties en 15 chargeurs.
L'aération du compartiment de combat était assurée par deux ouvertures placées dans la partie supérieure du blindage. Toutefois, au delà d'une centaine de coups de mitrailleuse tirés à volets fermés, il fallait impérativement ouvrir les écoutilles et les fentes de visée afin de créer le courant d'air nécessaire à l'expulsion des gaz produits.
Le canon était pointé en hauteur au moyen d'un volant ; pour le pointage en direction, le mécanisme de rotation de la tourelle était électrique, mais le pointage final se faisait manuellement.
Le tourelleau du chef de char comportait quatre appareils optiques : deux lunettes périscopiques placées derrière une ouverture protégée par une plaque pivotant vers le haut ; sur la paroi opposée, une fente munie d'un épiscope du même type que celui de la caisse, plus un autre épiscope. Sur les côtés de la tourelle, le chef de char disposait de deux épiscopes PPL pour l'observation.
Chaque ouverture était garnie d'un joint assurant l'étanchéité contre les gaz de combat. Un support pour la mitrailleuse D.C.A. était souvent fixé au dessus de la trappe de tourelle mais son installation n'était pas systématique. Un repère de visée était aussi en place sur certains engins et positionné sur le toit de tourelle, dans l'axe du tourelleau.
Le compartiment de combat et le compartiment moteur étaient séparés par une cloison pare-feu. Derrière celle-ci, à droite, le réservoir d'essence, auto-obturant selon les normes françaises de l'époque. Sur le côté droit le moteur, un Somua 8 cylindres en V de 190 CV, et la transmission qui comprenait le système de direction à double différentiel. Le différentiel de direction était commandé au moyen d'embrayages disques à sec, par l'intermédiaire de câbles à partir du volant de conduite. Celui-ci, grâce à un système de trains épicycloïdaux, faisait virer le char en ralentissant le mouvement de la chenille intérieure et en augmentant la vitesse de la chenille extérieure sans diminuer sensiblement la vitesse.
Le char reposait sur deux groupes de quatre galets de chaque côté, en sus du galet arrière. Les galets étaient en acier ; leurs bords intérieurs faisaient une saillie qui courait dans le creux d'un sillon pratiqué dans les chenilles, ce qui supprimait les dents-guide tout en évitant le déchenillage. Deux rouleaux porteurs conçus selon le même principe et deux patins supports munis d'un guide supportaient le brin de chenille supérieur, le conduisant à la poulie de tension située à l'avant. Le comportement du SOMUA en tout-terrain était relativement médiocre et dû essentiellement à l'étroitesse du train de roulement et des chenilles. Ses capacités de franchissement d'obstacle étaient fortement limitées par la configuration de la poulie de tension, défaut qui sera rectifié sur ses dérivés.
L'évolution
Le remplacement des patins d'origine par d'autres plus larges (de 75 à 105 mm) fut une des premières modifications apportées pour améliorer les capacités de déplacement.
Le développement de la puissance moteur aboutit en 1940 à un nouveau modèle baptisé S 40 motorisé par un diesel de 220 cv. Ce modèle très prometteur n'a pas pu être mis en production avant la fin de la campagne du printemps 1940.
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CARACTERISTIQUES TECHNIQUES |
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Constructeur |
SOMUA |
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Production |
440 |
Période de production |
1935 -1940 |
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Type |
AutoMitrailleuse de Combat |
Équipage |
3 hommes |
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Longueur (m) |
5,38 |
Largeur (m) |
2,12 |
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hauteur (m) |
2,62 |
Poids en ordre de Combat (kg) |
19 500 |
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blindage |
47 à 40 mm |
Équipement radio |
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ARMEMENT |
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Armement principal |
1 canon de 47mm SA 35 |
Munitions |
96 |
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Rotation (degrés) |
360° |
Élévation (degrés) |
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Rotation (360°) |
- |
Viseur |
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Armement secondaire |
1 mitrailleuse de 7,5mm |
Munitions |
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MOBILITE |
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Moteur |
SOMUA V8 |
Chenilles |
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Type & Cylindrée |
8 cyl |
Largeur chenille |
0,32 |
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Puissance (max.) |
190 cv |
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Rapport poids/puissance |
9,7 cv/t |
Pression au sol |
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Boite de vitesse |
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Garde au sol (m) |
0,40 |
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Carburant |
Essence |
Rayon de braquage (m) |
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Autonomie (km) |
230 |
pente |
50% |
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Consommation (litres/100km) |
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Obstacle Vertical (m) |
0,50 |
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Capacité carburant (litres) |
510 |
passage à gué (m) |
1,00 |
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Vitesse sur route |
40,7 km/h |
franchissement (m) |
2,20 |
CLASSEMENT INDIVIDUEL DES CHARS PAR UNITE
1954 AMX 13 à tourelle FL11
En 1954, la nécessité de remplacer les matériels blindés déployés en Indochine se fait pressante. Les engins disponibles sont usés et obsolètes, s'agissant essentiellement de matériels datant de la seconde guerre mondiale.
On envisage donc de modifier le nouveau char léger AMX 13, dont l'armement antichar est inadapté, en remplaçant sa tourelle par celle de l'EBR Panhard.
Une commande initiale de 5 chars est lancée avec une demande totale de 20 exemplaires. La fin de la guerre d'Indochine fera que seuls 5 exemplaires seront construits et mis en service au 2e R.E.C. à Oujda (Maroc). En 1956 ces matériel seront cédés au Maroc à la suite de l'Indépendance de ce pays.
Les quelques exemplaires produits seront rapidement transférés en Afrique du Nord et équiperont les Chasseurs d'Afrique (1er et 5e RCA)
Poids en ordre de combat : 11 000 kg
Longueur : 3,99 m Largeur : 2,06 m Hauteur : 2,29 m
Equipage : 3
Blindage et Armement
Armement : 1 canon de 25mm court 1 mitrailleuse de 7.5mm Châtellerault modèle 1931
Blindage maximum : 20 mm
Propulsion
Moteur : 1 moteur Renault, 4 cyl. Puissance : 120 CV Puissance spécifique : 11 CV/tonne
Vitesse sur route : 40 km/h
1933 AMR RENAULT 35 ZT
Dès 1933, Renault réalise une amélioration de l'AMR 33. Par rapport à ce dernier, l'engin adopte une configuration plus classique avec moteur à l'arrière. L'AMR 35 s'avère plus réussi que l'AMR 33 et un total de 200 exemplaires sont commandés.
L'armement constitué d'une simple mitrailleuse de 7,5mm apparaît rapidement insuffisant et une variante équipée d'une mitrailleuse lourde Hotchkiss de 13,2mm montée dans une tourelle Avis n°2, la même que celle de l'AMD 80 Laffly.
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En 1935, le besoin d'armes antichar mobiles amène Renault à proposer deux dérivés :
La ZT 2 équipée d'une tourelle monoplace armée d'un canon de 25mm modèle 34 raccourci.

La ZT 3 version antichar en casemate

D'autres variantes ont été produites en très petites quantités.
La ZT 4 AMR type colonies disposant d'une ventilation améliorée. Quelques exemplaires non terminés livrés en 1940.
L' ADF 1 Voiture de commandement d'escadron (13 exemplaires)
L' YS 1 Voiture de reconnaissance tous terrains blindée
L' YS 2 Véhicule d'observation d'Artillerie (1 seul exemplaire)
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Poids au combat : 6 500 kg
Longueur : 3,84 m Largeur : 1,63 m Hauteur : 1,88 m
Equipage : 2
Blindage et Armement
Armement : 1 mitrailleuse de 7.5mm Châtellerault modèle 1931 ou 13,2mm Hotchkiss
Blindage maximum : 13 mm
Propulsion Moteur : 1 moteur Renault, 4 cyl.
Puissance : 85 CV Puissance spécifique : 13 CV / tonne
Vitesse sur route : 55 km/h
Par commodité nous avons légendé ZT1a les AMR armées en 7,5mm et ZT1b celles armées en 13,2mm.
Ces appellations ne sont pas officielles.

