1940 PANHARD 178 tourelle Renault à canon de 47 mm
Dès le début des opérations en mai 1940, le besoin de renforcer l’armement de l’AMD Panhard s’est fait sentir. RENAULT réussira le tour de force de mettre au point et de produire en quelques jours une tourelle équipée du canon de 47mm.
Un seul exemplaire d’une automitrailleuse ainsi armée sera livrée au 1er RAM de la 4e DLM. Il participera au combat du pont d'Etigny (Yonne) le 15 juin et se distinguera en détruisant deux chars lourds ennemis. Bloqué sur la rive droite de la Loire, l’exemplaire en question a été sabordé le 17 juin 1940 à Cosnes-sur-Loire.
1 canon de 47 mm.
Longueur : 4,79 m. Largeur : 2,01 m. Hauteur : 2,31 m. Vitesse : 72 km/h. Poids : 8,5 t. Équipage : 4 hommes.
Dans la région de Sarlat, le service du Camouflage Du Matériel entreprend la réalisation clandestine de tourelles armées d'un canon de 47mm. Une partie disparaît en 1942 lors de l'invasion de la zone libre, les troupes d'occupation en récupéreront un nombre indéterminé qui seront utilisées pour des missions de police, certaines sont enfin montées lors de la libération en 1944.
Armement : 1 canon de 47 mm.
Longueur : 4,79 m. Largeur : 2,01 m. Hauteur : 2,31 m. Vitesse : 72 km/h. Poids : 8,5 t. Équipage : 4 hommes.
1942 M 8 ARMORED CAR
A la suite des accords passés en mars 1941 avec les Britanniques, accords ayant pour objet de leur fournir du matériel de guerre américain particulièrement adapté au théâtre d'opération euro-africain, la direction de l'artillerie diffusa une spécification pour un engin blindé moyen à traction intégrale armé d'un canon de 37 mm. Deux constructeurs proposèrent des solutions particulièrement intéressantes, celle de Ford (le modèle T 17, 6 x 6) et celle de Chevrolet (T 17 E1, 4 x 4). Les essais se déroulèrent jusqu'en octobre 1942, et la décision fut prise de concentrer la production sur le seul T 17 E1, en limitant à 250 exemplaires la fabrication du T 17 pour permettre au constructeur d'assurer la soudure avec la chaîne du M 8. Ce dernier avait pour origine une demande du commandement des chasseurs de chars portant sur un véhicule permettant de donner au canon de 37 mm une mobilité maximale. Après la construction de nombreux prototypes, cette spécification donna le jour à un modèle d'engin blindé léger, le T 22, qui fut adopté le 19 mai 1942 sous la dénomination de M 8. Un certain nombre de M 8 furent cédés aux Anglais qui le baptisèrent Greyhound (lévrier) et à l'armée française qui l'utilisera jusque dans les années 60.
La technique du Greyhound
Le châssis était usiné par soudure et propulsé par un seul moteur Hercules JXD monté à l'arrière. La transmission était de type classique, 6 x 6, avec une boîte de vitesse offrant 8 rapports AV et 2 AR. Pilote et copilote étaient assis à l'avant dans un compartiment légèrement surélevé. Lors des déplacements en sûreté, ils pouvaient rabattre vers l'extérieur et vers l'avant les quatre plaques de blindage formant le toit du compartiment. Dans l'action, la visibilité leur était assurée à travers des fentes protégées. A l'arrière. le châssis comportait un crochet de remorquage. La protection latérale des roues était assurée par des garde-boues démontables. La caisse était surmontée d'une tourelle tronconique, à ciel ouvert, qui abritait un canon léger de 37 mm jumelé à une mitrailleuse de 7,62 mm sur affût. Tireur et chef de bord s'asseyaient sur des coussins de cuir à l'intérieur de la tourelle dont la rotation s'effectuait par un système manuel. Le pointage en site était lui aussi manuel, avec un dispositif de blocage dans la position choisie. A l'arrière de la tourelle, un emplacement était prévu pour le montage d'une Browning M 2 HB de 12,7 mm. Les modèles les plus récents bénéficièrent d'une circulaire M 49 montée sur la tourelle qui améliorait les possibilités de tir antiaérien.
Son canon impropre au combat antichar, son blindage quasi inexistant, sa tourelle ouverte et ses faibles capacités en tout terrain rendent la M 8 inapte au combat comme véhicule de première ligne dès sa mise en service.
Par contre, sa maniabilité sur route, sa vitesse, son silence relatif en font un engin apte aux opérations de police, de liaison et de contre-guerilla. L'AM M 8 a démontré son utilité au cours de la guerre d'Algérie.
Caractéristiques techniques :
Poids : 7,5 t
Moteur : 6 cylindres en ligne, refroidissement par eau, 86 CV.
Vitesse maximum : 90 km/h Rayon d'action : 400 km
Armement
1 canon de 37 mm,
1 mitrailleuse de 7,62 mm coaxiale,
1 mitrailleuse de 12,7 mm montée sur circulaire de tourelle.
2008 PVP PANHARD
L'armée de terre française a reçu en février 2008 un premier lot de 30 PVP (petit véhicule protégé). Ce blindé de 5 tonnes va permettre d'améliorer la protection des soldats français déployés en opération. L'armée de terre française est en effet très exposée, avec plus de 10 000 hommes déployés sur une dizaine de théâtres, parmi lesquels le Liban, l'Afghanistan et la Côte d'Ivoire. La situation sécuritaire est devenue particulièrement tendue, avec une multiplication des attentats. La menace ne vise plus uniquement les troupes de l'avant mais aussi les unités d'appui et de soutien. Le PVP correspond à cette nécessité de fournir des capacités de liaison protégée pour les troupes en opération. Les premiers véhicules livrés à l'armée de terre française vont d'ailleurs servir de réserve opérationnelle pour les unités d'alerte.
Une des qualités de ce véhicule tient à sa bonne habitabilité intérieure. L'architecture a été conçue pour réserver un maximum de place à l'équipage. En outre, les parois sont équipées de rails qui permettent d'installer facilement de l'équipement ou de changer la configuration du véhicule. Le PVP, dont la charge utile s'élève à une tonne, est capable d'embarquer quatre hommes d'équipage équipés. Plusieurs versions sont déjà à l'étude pour prendre en compte les besoins propres des différentes armes de l'armée de terre
Aux versions commandements et antichars, devraient s'ajouter des versions pour le train, le génie et l'artillerie.
Véhicule protégé de la classe des 5 tonnes, le PVP reste toutefois beaucoup plus maniable que ses concurrents en ville en raison de sa taille. Appelé à être utilisé dans des zones de conflit, il est très adapté aux déplacements dans des ruelles étroites. Grâce à sa puissante motorisation et sa boite automatique, il est également très à l'aise en tout terrain, avec de bonnes capacité de franchissement. La possibilité de régler la pression des pneumatiques depuis l'intérieur confère également un avantage notable sur des sols meubles.
Enfin, la protection balistique du PVP a fait l'objet d'études et de tests très poussés. Le blindage composé notamment d'acier et d'aluminium, offre une protection de niveau Stanag Otan 2 (correspondant à la munition de 7,62 mm), ce qui n'est pas courant sur des véhicules de ce tonnage. Un soin tout particulier a aussi été apporté pour prendre en compte la menace représentée par les explosifs improvisés. Grâce à cette protection, le PVP est très bien adapté à l'emploi sur les théâtres d'opération.
Rappelons que le PVP a été commandé à 930 exemplaires par l'armée de terre française, pour un montant de 150 millions d'euros. Conçu avec des composants choisis sur étagère, le PVP est un véhicule très compétitif par rapport à ses concurrents. Panhard a prévu de livrer 150 véhicules par an à partir de 2008. La gendarmerie française s'est aussi montrée très intéressée par ce véhicule.
Utilisation
Véhicules tout terrain blindés destinés aux transports de personnels, de systèmes d armes, de détection et transmission et de reconnaissance.
Niveau de protection : STANAG 4569 niveau 2 pour l'équipage et le compartiment opérationnel + plancher avec protection mines anti-personnel (Type DM 31).
La possibilité d'adaptation d'un grand nombre d'équipements et la modularité intérieure en fait un véhicule idéal pour remplir différentes missions
Il a récemment été adopté par l’armée française dans le cadre d'un appel d'offres de la DGA.
Caractéristiques
Longueur : 4 282 mm Largeur : 1 970 mm Hauteur : 2 135 mm Empattement : 3 000 mm
Poids à vide : 3 870 kg Charge utile : 1 130 kg
Moteur 2 800 cm3 Diesel turbo Puissance 146 ch
Nombre de places : 2 à 7 selon les missions
Performances
Vitesse maximale : 120 km/h
Pente franchissable : 100 % Angle d’attaque : 76° Angle de sortie 55° passage à gué : 535 mm
Autonomie : 800 km Dévers maxi : 30°
Source : Sté PANHARD www.panhard.fr
1951 EBR PANHARD modèle 51
Le modèle 201 de 1940 n'ayant, du fait des événements, pas pu être produit en série, Panhard reprend, à la libération, l'étude d'un modèle agrandi le 212.
L'Engin Blindé de Reconnaissance est produit dès 1951, il présente plusieurs innovations techniques intéressantes : de conception symétrique il peut circuler indifféremment dans les deux sens et dispose de deux postes de conduite, quatre des huit roues motrices sont relevables sur route autorisant une vitesse de plus de 100km/h.
La motorisation était assurée par un Panhard 12H6000S à refroidissement par air, 12 cylindres à plat et 6 litres de cylindrée. La disposition du moteur de moins de 22 cm de haut permettait de le loger sous le panier de tourelle. L'inconvénient était qu'il fallait détoureller pour toute intervention mécanique. Un autre point noir était le niveau sonore élevé peu compatible avec la discrétion demandée à un engin de reconnaissance.
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
Constructeur : Panhard Période de production : 1951
Type : Engin blindé de reconnaissance
Équipage : 4 hommes
Longueur (m) : 6,15 Largeur (m) : 2,42 hauteur (m) : 2,24 Poids en ordre de Combat (kg) : 13 000
Armement : 1 Canon de 75mm SA 49 (Vo 600 m/s), 3 mitrailleuses de 7,5mm, 4 DREB sur tourelle
Transmissions : Poste ER SCR506
Blindage : 40mm max (incliné à 60°)
Équipage : 4 hommes
