2008 PVP PANHARD
L'armée de terre française a reçu en février 2008 un premier lot de 30 PVP (petit véhicule protégé). Ce blindé de 5 tonnes va permettre d'améliorer la protection des soldats français déployés en opération. L'armée de terre française est en effet très exposée, avec plus de 10 000 hommes déployés sur une dizaine de théâtres, parmi lesquels le Liban, l'Afghanistan et la Côte d'Ivoire. La situation sécuritaire est devenue particulièrement tendue, avec une multiplication des attentats. La menace ne vise plus uniquement les troupes de l'avant mais aussi les unités d'appui et de soutien. Le PVP correspond à cette nécessité de fournir des capacités de liaison protégée pour les troupes en opération. Les premiers véhicules livrés à l'armée de terre française vont d'ailleurs servir de réserve opérationnelle pour les unités d'alerte.
Une des qualités de ce véhicule tient à sa bonne habitabilité intérieure. L'architecture a été conçue pour réserver un maximum de place à l'équipage. En outre, les parois sont équipées de rails qui permettent d'installer facilement de l'équipement ou de changer la configuration du véhicule. Le PVP, dont la charge utile s'élève à une tonne, est capable d'embarquer quatre hommes d'équipage équipés. Plusieurs versions sont déjà à l'étude pour prendre en compte les besoins propres des différentes armes de l'armée de terre
Aux versions commandements et antichars, devraient s'ajouter des versions pour le train, le génie et l'artillerie.
Véhicule protégé de la classe des 5 tonnes, le PVP reste toutefois beaucoup plus maniable que ses concurrents en ville en raison de sa taille. Appelé à être utilisé dans des zones de conflit, il est très adapté aux déplacements dans des ruelles étroites. Grâce à sa puissante motorisation et sa boite automatique, il est également très à l'aise en tout terrain, avec de bonnes capacité de franchissement. La possibilité de régler la pression des pneumatiques depuis l'intérieur confère également un avantage notable sur des sols meubles.
Enfin, la protection balistique du PVP a fait l'objet d'études et de tests très poussés. Le blindage composé notamment d'acier et d'aluminium, offre une protection de niveau Stanag Otan 2 (correspondant à la munition de 7,62 mm), ce qui n'est pas courant sur des véhicules de ce tonnage. Un soin tout particulier a aussi été apporté pour prendre en compte la menace représentée par les explosifs improvisés. Grâce à cette protection, le PVP est très bien adapté à l'emploi sur les théâtres d'opération.
Rappelons que le PVP a été commandé à 930 exemplaires par l'armée de terre française, pour un montant de 150 millions d'euros. Conçu avec des composants choisis sur étagère, le PVP est un véhicule très compétitif par rapport à ses concurrents. Panhard a prévu de livrer 150 véhicules par an à partir de 2008. La gendarmerie française s'est aussi montrée très intéressée par ce véhicule.
Utilisation
Véhicules tout terrain blindés destinés aux transports de personnels, de systèmes d armes, de détection et transmission et de reconnaissance.
Niveau de protection : STANAG 4569 niveau 2 pour l'équipage et le compartiment opérationnel + plancher avec protection mines anti-personnel (Type DM 31).
La possibilité d'adaptation d'un grand nombre d'équipements et la modularité intérieure en fait un véhicule idéal pour remplir différentes missions
Il a récemment été adopté par l’armée française dans le cadre d'un appel d'offres de la DGA.
Caractéristiques
Longueur : 4 282 mm Largeur : 1 970 mm Hauteur : 2 135 mm Empattement : 3 000 mm
Poids à vide : 3 870 kg Charge utile : 1 130 kg
Moteur 2 800 cm3 Diesel turbo Puissance 146 ch
Nombre de places : 2 à 7 selon les missions
Performances
Vitesse maximale : 120 km/h
Pente franchissable : 100 % Angle d’attaque : 76° Angle de sortie 55° passage à gué : 535 mm
Autonomie : 800 km Dévers maxi : 30°
Source : Sté PANHARD www.panhard.fr
VAB PC 1980
Le système est intégré dans un VPC (véhicule de commandement) qui comprend les moyens et les systèmes d’engins de communication incluant les radios les communications les serveurs et les routeurs.
VAB ATLAS
VAB ATLAS Automatisation des Tirs et Liaisons Sol sol pour l'artillerie remplace le système ATILA
Système de gestion et de transmission existant en 2 versions
Détachement de Liaison et d’Observation (VAB ATLAS Lourd)
Poste de Commandement Section (VAB ATLAS léger)
VAB SIR
Le Système d’Information Régimentaire de l’armée de terre, réalisé par Matra MSI, est chargé d’une part d’améliorer l’efficacité globale du système de forces aéroterrestres en optimisant l’emploi des armes et systèmes d’arme dans le cadre du combat interarmes et d’autre part d’assurer le commandement des régiments et unités subordonnées engagés au sein d’une grande unité ou d’un groupement de forces engagé en ou hors Europe.
Le SIR est le système tactique C2 choisi par l’armée française pour planifier et diriger les opérations combinées sol air. Le SIR permet une digitalisation des données du champ de bataille au niveau bataillon, escadron et compagnie. Deux versions sont actuellement disponibles une sur shelter et l’autre sur le Vab.
La mise en œuvre du SIR permette de donner une réponse immédiate aux questions et problèmes posés sur le champ de bataille.
Le système est basé sur l’intégration des communications au standard français Thalès PR4G Commandement et Contrôle (C2)
Tous les types de missions sont dans la mémoire de l’ordinateur qui délivre immédiatement les ordres de programmation et les schémas. Il coordonne et synchronise tous les outils de la chaîne de commandement. Le SIR peut ainsi travailler avec le système NATO C4 et de plus il prend en compte les paramètres météo et les menaces NRBC.
Des variantes spécifiques à chaque branche d’armes existent pour l’infanterie, la cavalerie, l’artillerie. Il est présent au niveau régimentaire et brigade, il peut ainsi bien transmettre les ordres vers le Haut (brigade Corps d'Armée) que vers le Bas, bataillon, escadron et compagnie. Il est connecté à tous les systèmes tels que :
Atlas c2 pour l’artillerie divisionnaire, Martha pour l’aviation, Rita pour les autres systèmes.
VAB VENUS 2010
VAB VENUS (véhicule de commandement nomade communiquant par satellite), similaire au véhicule de l’avant blindé VAB de poste de commandement. Il est le premier véhicule capable de transmettre par satellite tout en roulant. 10 unités livrées en 2010, plus 20 autres en 2015.
VAB PROTOTYPE
Véhicule blindé à roues à haute mobilité, tous terrains et amphibie, aérotransportable. Sa protection NBC (étanchéité, filtration, pressurisation), son équipement de conduite de jour comme de nuit lui permettent de suivre le combat dans toutes les configurations géographiques, climatiques et d'ambiance. Etudié à la demande de l'Armée Française, les 2 versions 4x4 et 6x6 avec la même caisse et les mêmes organes mécaniques se prêtent à de multiples utilisations par la variété des équipements possibles : Véhicule transport de troupes 12 hommes - lance-missiles - porte mortier - d'appui avec canon de 20 - cargo - P.C. - sanitaire - radio - de dépannage.
Pour réduire les coûts, l'engin utilise un maximum d'éléments provenant du domaine poids lourd civil. Ce choix simplifie par ailleurs la maintenance et la formation des personnels.
CARACTERISTIQUES :
Caisse en acier spécial à blindage, laminée soudée, à plancher entièrement plat avec accès principal par l'arrière par une double porte sans montant central. Accès au poste de pilotage et au poste de chef de voiture par 2 portes indépendantes. 5 ouvertures sur le toit pour évacuation d'urgence. Pare-brise et hublots latéraux et AR protégés et occultés.
Dimensions hors tout : longueur 5.855 m - largeur 2,480 m - hauteur au toit 2.06m - garde au sol 0.400m angles d'attaques AV et AR de 45°.
Moteur commercial diesel 6 cylindres - 245 ch.
Boîte de vitesses - soit mécanique 6 vitesses - soit transfluide 5 vitesses avec convertisseur - soit automatique.
Toutes roues indépendantes - suspension par barres de torsion - Direction assistée - Ponts avec blocage de différentiel - Pneumatiques basse pression 1400×20 avec dispositif d'affaissement limité - 2 hydrojets de 12" pour propulsion aquatique - treuil AV pour auto-halage - Protection incendie du compartiment moteur - Protection NBC.
PERFORMANCES
Transport 12 hommes ou charge militaire 2 tonnes - Vitesse maxi 80 krn/h - Vitesse mini 3 km/h - Pente maximale franchissable 70 % - Devers possible 35 % - Autonomie 1000 km.
Matériel développé de 1973 à 1976 au titre d'un programme de l'Etat-Major de l'Armée Française. sous la direction de la DTAT, en concurrence avec un prototype de la Société PANHARD-LEVASSOR.
SAVIEM présente 5 prototypes, 3 en version 4X4, 2 en version 6X6.
Les véhicules sont désignés par un code S (Saviem) de A à E.
SA 4x4 644-0272
SB 6x6 644-0273
SC 6x6 644-0274 servira par la suite de support à la tourelle HOT
SD 4x4 644-0275 (tracteur de mortier)
SE1 4x4 644-0276
VAB VTT
Le véhicule de l'avant blindé (VAB) est actuellement le véhicule de transport de troupes le plus répandu dans l'armée de Terre. Il est le plus couramment armé d'une mitrailleuse de calibre 12,7mm OTAN pour les véhicules d'infanterie, soit de calibre 7,62mm OTAN en circulaire sur le toit pour les autres modèles.
Créé pour transporter les combattants sur le champ de bataille en les protégeant de la mitraille, des éclats et des risques NBC, il a été décliné en de nombreuses versions.
VAB SHARK
Plutôt que de multiplier encore les blindages, l'objectif du programme SHarK a été de créer une bulle de protection, ou de survivabilité, dans laquelle vont évoluer le char et les blindés qui l'accompagnent. Cette protection active du véhicule permet d'aller au devant de la munition assaillante - détection et interception dans les 10 à 15 mètres, mise à feu, désintégration de la charge explosive ou démantèlement dans le cas d'un obus flèche. Un premier démonstrateur a permis d'en tester la faisabilité en France et au Canada.
SHarK repose sur des innovations technologiques comme l'initiation opto-pyrotechnique. Les concepteurs (Thales TDA, l'Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis), ont reçu le prix de l'ingénieur général Chanson 2008, délivré par l'Association de l'armement terrestre (AAT).
Cette ultime version voit le véhicule poussé au maximum de ses capacités et intègre les dernières évolutions développées au cours des années passées, dont les crash programmes lancés en urgence pour les besoins de l’engagement en Afghanistan. Les axes d’amélioration concernent à la fois la puissance de feu et la protection humaine (huit combattants Felin embarqués + deux d’équipages).
Le VAB Ultima intègre un kit de surblindage balistique, un kit de protection des passages de roues, un caisson ventral anti-IED ainsi que des sièges suspendus anti-mines individuels. Ses capacités de protection ont aussi été revues à la hausse avec l’adjonction d’un détecteur de départ de coups réalisé par la PME française 01-Db Metravib.
L’armement comprend le tourelleau téléopéré Protector TOP de Kongsberg. L’Ultima est bien entendu «félinisé», à la fois pour l’équipage et les soldats embarqués, avec donc l’ajout de chargeurs de batterie pour la nouvelle tenue du combattant français. Le VAB est en outre équipé du système de communication et de commandement SITEL de Sagem.
VAB mark 2
L'expérience de l'Afghanistan a montré les faiblesses du VAB face aux situations rencontrées sur les nouveaux théâtres d’opérations.Le Mark 2 offre une protection renforcée contre les mines et engins explosifs improvisés (E.E.I.).
La conception, le blindage et le sur-blindage du VAB Mark 2 ont été adaptés aux nouvelles normes (Level 4 OTAN - norm stanag 4569).
Ce blindage résiste aux balles de mitrailleuses lourdes et aux obus de 20 mm.
La nouvelle forme de la coque améliore l'habitabilité et peut transporter jusqu’à 10 soldats + pilote et copilote,
les sièges suspendus permettent de limiter les effets d’une explosion de mine.
Le VAB est climatisé pour faire face aux températures extrêmes. Il est aux normes N.B.C. (nucléaire, bactériologique, chimique).
l’engin étanche ce qui permet de rouler dans un environnement contaminé. Dans la version testée, il est équipé d’un tourelleau téléopéré.
La boite de vitesse est automatique à 6 vitesses (ZF 6 HP 502), accouplée à un moteur Renault DXi7 6 cylindres de 320 CV, l’engin peut ainsi rouler à près de 110 km/h
Caractéristiques
- poids à vide : 10 à 11 t poids total max 16.5 à 18.5 t
- Longueur : 5,90m largeur : 2,50m hauteur 2,20m
- garde au sol : 0,40m empattement : 3,00m
- volume interne : 12m3
- moteur : Renault DXi7 Diesel 6 cylindres 320 CV couple maxi 1200 NM de 1200 à 1700 t/mn
- boite 6 vitesses
- pneus 1400 R 20
- vitesse maxi 105 km/h autonomie 1000 km réservoir 300 l
- gué : 1,50 m obstacle vertical 0,50m fossé : 1,00m
- pente 60% dévers 40%
VAB mark 3 2013
Ressemblant aux versions antérieures, le Mark3 ne partage que 20% d’éléments avec ses prédécesseurs. Configuré en 6×6, sa masse maximale atteint les 20 tonnes (contre 13 tonnes pour le Mk1 et 15,8 tonnes pour le VAB Ultima). Le redressement des flancs du véhicule, l’allongement de la caisse et son rehaussement font passer le volume interne de 12 à 13,3 m3 par rapport au VAB Mark 2, sans que la largeur hors tout du véhicule ne soit changée. Au chapitre des différences avec la génération précédente de VAB, on note l’installation d’une rampe d’accès arrière (qui sera sans doute optionnelle sur les modèles de série) et la présence de coffres de part et d’autre de cette rampe, pouvant par exemple accueillir le groupe de conditionnement d’air.
Le Mark 3 est prévu en version VTT avec armement téléopéré à la manière du VAB Top. Plusieurs déclinaisons sont prévues telles que le VAB PC, le VAB ambulance avec quatre civières et autant de personnels médicaux, un porte-mortier avec un tube de 120mm dans la caisse ou encore un VAB Mk 3 VCI léger accueillant un équipage de trois personnes et un groupe de combat de sept fantassins, avec un tourelleau téléopéré TRT-25 de BAE Systems, avec un canon de 25 à 30mm.
Propulsé par un moteur de 320 à 400 chevaux produit par Renault, le VAB Mark 3 dispose de suspensions indépendantes, d’une boite automatique et d’un système de gonflage des pneus centralisé. Le VAB 3 peut franchir des obstacles de 0,50 mètres ou des tranchées de près d’un mètre et atteint une vitesse de 105 km/h. Le VAB Mk3 est amphibie (ce que n’est plus le VAB Ultima, « trop chargé ») grâce à un hydrojet et peut être transporté en C-130. Il dispose d’une architecture électronique évolutive.
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Poids au combat : 8 300 kg Pression au sol : 2.558 kg / cm²
Longueur : 4,79 mètres Largeur : 2,01 mètres Hauteur : 2,31 mètres
Equipage : 4 hommes
Blindage et Armement :
Armement : 1 canon de 25mm SA 34 (150 coups) 1 mitrailleuse de 7,5mm (3750 coups)
Blindage maximum : 20 mm Blindage minimum: 7 mm
Propulsion :
Moteur : 1 Panhard I.S.K. Puissance : 105 CV Puissance spécifique : 13 CV / tonne
Vitesse sur route : 73 km/h
Réservoir : 145 litres Autonomie sur route : 363 km Autonomie tout terrain : 207 km
Production : 500 exemplaires Prototype : octobre 1933
L'AMD 178 AU COMBAT
Le Chef d'Escadron Joseph d'Astorg (1892 - 1944), commandant le Groupe de Découverte du 1er R.A.M. pendant les opérations de Belgique (10 - 22 mai 1940) puis commandant le Régiment de Découverte (1er R.A.M.) de la 4ème D.L.M. pendant les opérations de la campagne de France (11 - 24 juin 1940), a rédigé ce rapport sur l'AMD-178 tout juste après la bataille :
Qualités particulièrement appréciées dans le matériel en cause :
A. Silence, permettant sous la réserve indiquée ci-après au sujet des freins : la surprise.
B. Vitesse appréciable, certes, mais encore très insuffisante par rapport aux automitrailleuses allemandes.
C. Robustesse mécanique : ce matériel est d'une qualité d'exceptionnelle, au point de vue mécanique. A part l'embrayage qu'on pourrait renforcer utilement et la pompe à essence qui a donné que de rares ennuis, aucune de nos voitures n'a été arrêtées pendant deux fois 12 jours malgré l'emploi intensif dans des conditions très dures. Pratiquement pendant ces deux périodes ci-dessus rappelées, les voitures n'ont eu aucun entretien et se sont néanmoins magnifiquement comportées au point de vue mécanique.
D. Aptitude au passage en terrains variés. A condition que :
1. Il n'y ait pas de fossé important.
2. Que le terrain soit suffisamment dur.
Ce matériel se tire parfaitement bien d'affaire en dehors des routes. Plusieurs patrouilles ont été faites sur les hauts de Meuse au N.O. de Dinand en plein champs sur une distance de 4 ou 5 kilomètres, avec franchissement d'escarpements et de chemins encaissés.
Deux fois mon escadron de Panhard a participé en pleins champs à des contre-attaques exécutées par notre escadron de chars pour étendre le front d'attaques et en protéger les flancs. Jamais nos voitures n'ont été mises en difficulté. (Il faut noter que le terrain était suffisamment résistant : herbages et guérets).
Il reste au moins que ces voitures qui sont des voitures routières, peuvent sortir facilement de la route pour contourner un obstacle.
E. Rayon d'action suffisant.
Défauts constatés :
A. Vitesse insuffisante si on la compare à celle des automitrailleuses allemandes. Les Panhard atteignent difficilement à plein régime 80 kilomètres-heure.
Or, le 15 juin à Courtenay, un officier d'Etat-Major de la 4ème D.M.L. a été fait prisonnier. Il était en side-car Indian. Au bout d'une demi-heure il s'est échappé, a retrouvé son side et est parti à toute vitesse en direction de Montargis sur la route nationale. Trois automitrailleuses allemandes sont parties à sa poursuite avec un handicap de 500 à 700 mètres. En 4 kilomètres, elles l'ont rattrapé, dépassé et repris. Ceci indique une vitesse instantanée de 110 à 115 kilomètres-heure au moins. Nos Panhard plafonnent à 35 kilomètres au dessous.
B. Si la marche même à plein régime est silencieuse, par contre les freins sont extrêmement bruyants et s'entendent à plusieurs kilomètres de distance comme un hululement. C'est un inconvénient grave de jour comme de nuit, auquel il importe de porter un remède.
C. Blindage : nettement insuffisant. Toutes nos voitures ont été plus ou moins blessées par des armes allemandes. Les Allemands visent toujours la tourelle. Rares sont les points d'impacts au-dessous de la circulaire. Cette dernière partie est particulièrement vulnérable car rien ne la protège et nombreuses sont nos voitures dont la tourelle a été bloquée par un obus anti-char. Les canons de 25 également ont été mis hors d'usage par des coups au but sur le canon.
D. Armement : il est insuffisant contre le char lourd Skoda qui précédait toutes les colonnes blindées ou motorisées allemandes. Le canon de 25 perfore sous incidence normale 30 à 40 millimètres mais non 50. Si le canon de 25 avait au moins été du modèle automatique, on aurait pu obtenir un résultat meilleur par un martelage ou le ramollissement du blindage ennemi.
La mitrailleuse de 7,5mm par contre est excellente contre le personnel et n'a donné lieu à aucun incident. Mais le manque total de balles traceuses s'est fait péniblement sentir.
A côté de cette mitrailleuse il est indispensable de pouvoir disposer d'une arme à grande puissance de perforation et utilisation des projectiles et traceurs à la fois. L'effet moral de projectiles traceurs sur l'adversaire est considérable et nous avons eu le grave tort de le négliger. Les Allemands avaient des projectiles traceurs pour toutes leurs armes.
E. Habitabilité : Il est presque impossible de bouger à l'intérieur de la voiture surtout lorsque le poste de T.S.F. est installé à bord. Les sièges sont impossibles à régler ce qui augment les difficultés de tir. La tourelle est beaucoup trop lente et devrait comporter un débrayage de tourelle. L'aération est absolument insuffisante et n'est d'ailleurs pas organisée.
F. T.S.F. : Les postes de radio n'ont jamais fonctionné car à la première bombe d'avion tombé à proximité toutes les lampes ont été mises hors d'usage. D'autre part les antennes n'ont pas résisté aux éclats d'obus ou de bombes ou à l'arrachage par les branches des arbres.
En résumé, la T.S.F. indispensable entre le Commandement de la Découverte et la Division est inutile et même nuisible dans les voitures de Peloton.
Appréciations générales :
En résumé malgré les défauts ci-dessus exposés et auxquels il aurait dû être porté remède en temps voulu, en particulier en ce qui concerne la protection de la tourelle et l'armement, ces voitures se sont splendidement comportées et ont fait beaucoup de mal à l'ennemi...En tout cas, un principe doit être maintenu : c'est celui de l'équipage de 4 hommes pour des voitures de l'ordre de grandeur de la Panhard...
Extrait de la Revue de la Cavalerie Blindée, mars 2006 (Informations Thierry Faucheret)