En 1953, les premiers M 47 sont livrés à la France dans le cadre de l'OTAN et affectés au 501e RCC.
Un millier d'engins équipera pratiquement tous les régiments blindés de l'Armée Française jusqu'à la fin des années soixante.
Le M 47 Patton se caractérise par des innovations techniques.
Un système de transmission cross-drive qui combine un convertisseur de couple (qui remplace à la fois l'embrayage et la boite de vitesse) et un ensemble de trains épicycloïdaux (qui remplace à la fois les réducteurs et le différentiel).
Un pilotage très simplifié. Les commandes consistent en un petit levier levier style "manche à balai", un accélérateur et une pédale de frein.
Un télémètre stéréoscopique.
Un système infrarouge de conduite de nuit.
Le Patton disposait également d'un canon puissant pouvant tirer un large éventail de projectiles et d'un excellent système de suspension.
Ses défauts majeurs étaient son encombrement important, le rendant difficile à camoufler et à transporter, sa consommation d'essence importante et revers de la médaille, sa sophistication rend délicate la maintenance.
Caractéristiques techniques :
Equipage : 5 hommes
Armement : un canon de 90 mm (Vo1250 m/s), une mitrailleuse coaxiale 7,62 mm, une mitrailleuse 7,62 mm de capot et une 12,7 mm de DCA sur le toit de la tourelle.
Munitions : 71 obus de 90 dont 11 en tourelle.
Blindage de 13 à 102 mm
Radio : SCR 528 (chef de peloton) ou SCR 528
Longueur : 8.65 m ; Largeur : 3,51 m ; Hauteur : 3,00 m
Poids : 44,5 t en ordre de combat ; Pression au sol 0,92 kg/cm² ; Puissance massique 18 chevaux/t
Moteur Continental V-12 à essence refroidi par air, développant 810 chevaux à 2600 tours/minute
Vitesse sur route : 48 km/h Autonomie : 6 à 9 heures ou 170 km
1940 AMC SOMUA S 40
Evolution du char Somua S 35, le S 40 reprend les mêmes caractéristiques. Un prototype a été construit, la carcasse et la tourelle étaient en bois. 374 exemplaires furent commandés.
Le nouveau train de roulement devait permettre de passer un obstacle vertical de 0,80 m (0,50 m pour le S 35). Aucune amélioration pour le franchissement horizontal. Le train de roulement est de conception chenille inclinée. On lui installe aussi un moteur plus puissant, capable de supporter la tonne supplémentaire qui va s'ajouter. Outre ces quelques modifications, les premières versions étaient prévues pour être produites à hauteur de 80 chars équipés de la tourelle du S 35. La seconde tranche de construction devait recevoir la nouvelle tourelle ARL 2C, exploitant la nouvelle technique de la soudure électrique, lui procurant des arêtes plus vives que l'APX1 CE du S 35 complètement moulée. L'armement principal reste le canon de 47 mm SA 35 équipant déjà le S 35 ainsi qu'une mitrailleuse MAC 31 coaxiale.
Production
Il semblerait que les carcasses du S 40 aient été commandées dès septembre 1939, vides de tout matériel. Au moins 5 carcasses ont été produites par les établissements Schneider. La tourelle devait être fabriquée par un autre fournisseur. Le montage et l'équipement étant assuré par Somua.
Plusieurs Somua sont évacués et dissimulés en zone libre en 1940. Entre 1941 et 1943, au moins trois engins sont achevés et opérationnels dont le S 40 numéroté 455. Le CDM (Camouflage Du Matériel) responsable de cette entreprise, disperse les engins dans des caches dans les environs de Toulouse. Mais en 1943, 2 seront découverts par l'occupant. Le sort du 3e reste inconnu.
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CARACTERISTIQUES TECHNIQUES |
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Constructeur |
SOMUA |
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Production |
1 |
Période de production |
1940 |
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Type |
AutoMitrailleuse de Combat |
Équipage |
3 hommes |
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Longueur (m) |
5,67 |
Largeur (m) |
2,12 |
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hauteur (m) |
2,73 |
Poids en ordre de Combat (kg) |
20 000 |
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blindage |
47 à 40 mm |
Équipement radio |
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ARMEMENT |
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Armement principal |
1 canon de 47mm SA 35 |
Munitions |
113 |
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Rotation (degrés) |
360° |
Élévation (degrés) |
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Rotation (360°) |
- |
Viseur |
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Armement secondaire |
1 mitrailleuse de 7,5mm |
Munitions |
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MOBILITE |
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Moteur |
SOMUA V8 |
Chenilles |
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Type & Cylindrée |
8 cyl |
Largeur chenille |
0,32 |
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Puissance (max.) |
230 cv |
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Rapport poids/puissance |
Pression au sol |
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Boite de vitesse |
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Garde au sol (m) |
0,40 |
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Carburant |
Essence |
Rayon de braquage (m) |
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Autonomie (km) |
pente |
50% |
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Consommation (litres/100km) |
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Obstacle Vertical (m) |
0,80 |
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Capacité carburant (litres) |
510 |
passage à gué (m) |
1,00 |
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Vitesse sur route |
45 km/h |
franchissement (m) |
2,20 |
1947 BATIGNOLLES-CHATILLON 12t
Le 24 avril 1947, la Section Technique de l'Armée demande à la société BATIGNOLLES CHATILLON à Nantes et deux autres constructeurs une offre de prix pour un prototype de char léger.
Les avant-projets des trois constructeurs sont validés en mai 1948, chaque constructeur devant présenter un prototype. Le char est prévu pour porter la tourelle canon de 75 Fives-Lille FL 4 mais aussi une tourelle de DCA élaborée par la SAMM.
Le châssis Batignolles-Chatillon est terminé en juin 1950. Il est testé à Satory en janvier 1951. L'expérimentation se termine définitivement en septembre..
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Constructeur |
BATIGNOLLES-CHATILLON Nantes |
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Production |
1 prototype |
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Type |
char léger |
Équipage |
3 hommes |
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Longueur (m) caisse |
4,31 m |
Largeur (m) |
2,40 |
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Hauteur (m) |
2,17 |
Poids en ordre de Combat (kg) |
inconnu |
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ARMEMENT |
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Armement principal |
1 canon de 75mm Vo 1000 |
Munitions |
40 obus |
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Rotation (degrés) |
360° |
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MOBILITE |
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Moteur |
MATHIS |
Puissance (max.) | 210 cv | |||
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Type & Cylindrée |
8 cyl 7 l |
Largeur chenille |
0,37 |
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Carburant |
Essence |
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Autonomie (km) |
240 |
pente (degrés) |
70% |
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1954 AMX 13 à tourelle FL11
En 1954, la nécessité de remplacer les matériels blindés déployés en Indochine se fait pressante. Les engins disponibles sont usés et obsolètes, s'agissant essentiellement de matériels datant de la seconde guerre mondiale.
On envisage donc de modifier le nouveau char léger AMX 13, dont l'armement antichar est inadapté, en remplaçant sa tourelle par celle de l'EBR Panhard.
Une commande initiale de 5 chars est lancée avec une demande totale de 20 exemplaires. La fin de la guerre d'Indochine fera que seuls 5 exemplaires seront construits et mis en service au 2e R.E.C. à Oujda (Maroc). En 1956 ces matériel seront cédés au Maroc à la suite de l'Indépendance de ce pays.
Les quelques exemplaires produits seront rapidement transférés en Afrique du Nord et équiperont les Chasseurs d'Afrique (1er et 5e RCA)
Poids en ordre de combat : 11 000 kg
Longueur : 3,99 m Largeur : 2,06 m Hauteur : 2,29 m
Equipage : 3
Blindage et Armement
Armement : 1 canon de 25mm court 1 mitrailleuse de 7.5mm Châtellerault modèle 1931
Blindage maximum : 20 mm
Propulsion
Moteur : 1 moteur Renault, 4 cyl. Puissance : 120 CV Puissance spécifique : 11 CV/tonne
Vitesse sur route : 40 km/h