Les forces françaises libres, démunies de tout matériel, hériteront de certains de ces chars et le Crusader équipera la 1ère compagnie autonome de chars.
18 Crusaders avec canon de 57, 10 avec canon de 40 et 4 anciens avec mitrailleuses de caisse
Succédant au Crusader I, le Crusader II dispose d'un blindage renforcé et entre en service à partir de 1941. Une tourelle secondaire placée sur le glacis avant a été supprimée par la suite.
Production : 5 300 exemplaires de mai 1940 à octobre 1943
Autre(s) désignation(s): Cruiser Tank Mark VI, A15, A15E1
Armement : 1 canon de 40mm Blindage : 50mm Equipage : 4 hommes
Longueur : 6,00 m. Largeur : 2,77 m. Hauteur : 2,24 m Vitesse : 45 km/h. Poids 20 t. Équipage : 5 hommes.
Les Crusaders aux couleurs de la France Libre
Ils ont accueilli de jeunes évadés de France et récupéré dans un premier temps les 12 Hotchkiss H 39 de la 342e CACC. Tous ces chars ont fini leur carrière sous des obus vichystes en Syrie.
L'unité fut incorporée successivement à la 8e armée britannique (free french flying column) puis à la Force L (colonne Leclerc) en Tunisie avant de donner naissance au 501e RCC de la 2e DB.
En avril 1945, le 11e Régiment de Cuirassiers est équipé de chars Crusader.
1943 CHAR VALENTINE Mk V
La conception du char remonte à 1938. La firme Vickers, est sollicitée pour développer un char d'accompagnement d'infanterie similaire au Matilda.
L'utilisation de composants du char Cruiser A 10 permit à Vickers de présenter rapidement son nouveau projet.
Tout en utilisant le même moteur et le même train de roulement, les concepteurs souhaitaient conserver le même rapport poids/puissance alors que l'épaisseur du blindage doublait.
Pour ce faire, il fut décidé de diminuer le volume de l'engin, en réduisant sa hauteur et sa largeur. Ce dernier choix devait se révéler une erreur à postériori lorsque la nécessité d'améliorer l'armement se fit sentir.
Du fait de cette réduction en largeur, la nouvelle tourelle ne pouvait être que biplace, solution peu satisfaisante et qui hypothéquait tout développement futur.
L'adoption du "char d'infanterie Mk III" se fit le 14 février 1938, jour de la St Valentin, qui donna par la même occasion un nom au nouveau char (selon la légende).
La version Mk V apparait en 1942. Elle est armée d'un canon de 57 mm qui remplace le canon de 40 mm devenu totalement obsolète à cette époque. Le 57 mm lui-même n'est plus à ce moment une arme des plus redoutables face aux blindés allemands.
Le montage de la nouvelle arme ne se fit pas sans difficultés et nécessita une modification totale de la tourelle et du masque de canon. Ultérieurement, l'installation d'un canon de 75mm obligea à réduire considérablement le blindage de la tourelle.
En mars 1943, le 5e Régiment de Chasseurs d'Afrique est équipé de chars anglais Valentine mark V. 62 exemplaires sont affectés aux 2e, 4e et 5e RCA.
Ces matériels seront remplacés dès le mois d'octobre par du matériel américain mais des photos d'engins immatriculés postérieurement à 1947 montrent que ce matériel est resté en service en Algérie bien après 1943.
A la leçon de l'expérience faite par les Anglais en Afrique du Nord, l'American Car and Foundry, producteur de cet engin blindé, définit un nouveau modèle M 3 A3 qui fut construit à 3 427 exemplaires. Ce char se distinguait de ses prédécesseurs (M 3, M 3 A1 à gyrostabilisateur, tourelle à commande hydraulique, armement latéral supprimé) par un châssis nouveau fait de tôles d'acier soudées. avec des trappes d'accès par le haut et non plus frontales, l'appareillage radio déplacé vers l'arrière de la tourelle, des filtres à sable, de meilleurs systèmes d'observation et de conduite, une dotation en munition plus importante.
L'appellation Stuart n'a jamais été employée dans l'armée française. Ce char et ses dérivés sont dénommés "chars légers" ou "light". Seuls les britanniques utilisaient le terme "Stuart" qui ne s'est jamais généralisé, à la différence du Sherman.
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Armement :
1 Canon M 6 de 37 mm, 3 mitrailleuses MG Browning M1919 A4 de calibre .30
Dimensions :
Longueur : 4,50 m Largeur : 2,46 m Hauteur : 2,30 m
Poids : 14,7 tonnes
Protection : Maxi : 51 mm Mini : 13 mm
Équipage : 4 hommes
Motorisation : Wright Continental W-670-9A 262 cv
Vitesse maximale : 58 km/h Autonomie : 120 km
Classement individuel des M 3 & M 5 identifiés.
1942 M 5 CHAR LÉGER
Successeur du char léger M 3 A3, le M 5 est un char de reconnaissance en dotation dans les unités blindées alliées.
A la leçon de l'expérience faite par les Anglais en Afrique, Cadillac, producteur de cet engin blindé, définit une nouvelle version. Elle devait avoir un blindage plus épais (jusqu'à 51 mm) et deux moteurs Cadillac V8. L'agencement intérieur de la caisse bénéficiait de la réduction d'encombrement des nouveaux groupes motopropulseurs. Le reste, tourelle, armement et train de roulement, demeurait inchangé. Cette version, appelée M 5, se distinguait extérieurement par un compartiment moteur un peu surélevé et par un blindage latéral vertical et non plus légèrement incliné comme celui du M 3 A3. Les caractéristiques de conduite se trouvaient très améliorées grâce à la boite automatique et à la souplesse accrue des moteurs.
La production du M 5, confiée à Cadillac et à Massey-Harris atteignit 2 074 exemplaires. Elle se poursuivit jusqu'en décembre 1942, époque de son remplacement sur les chaînes par le M 5 A1.
Dans les régiments blindés français, il compose généralement le 1er escadron.
Classement individuel des M 3 & M 5 identifiés.
1944 CHAR ARTICULE JACQUET
Le 25 septembre 1944, Victor Barthélémy Jacquet dépose un brevet de char d'assaut disposant de capacités de franchissement d'obstacle verticaux.
Le char se compose de 3 cabines articulées par rotules, chaque module dispose d'une motorisation et transmission indépendante ou connectée.La cabine avant peut se soulever par l'intermédiaire de vérins tout en pouvant être orientée latéralement. L'engin devrait être capable d'effectuer un franchissement vertical de 2,50m
La cabine médiane abrite le dispositif de manoeuvre.
La cabine arrière peut porter un canon de 75mm.
L'armement composé de mitrailleuses, canons anti-chars, tubes lance-mines est réparti dans les trois cabines, l'armement lourd se concentrant sur la cabine arrière.
Les dimensions de l'engin sont estimées de 6 à 7m en longueur.
L'inventeur s'est essentiellement focalisé sur la capacité de l'engin à franchir un obstacle vertical, et sur ce point particulier il faut admettre que son étude est particulièrement aboutie.
Il reste qu'en 1944 l'expérience a démontré que, pour intéressante qu'elle soit, une capacité spécifique ne présente que peu d'intérêt si elle doit se faire au détriment des autres.
L'improbable chenille blindée de Victor Jacquet aurait bien eu du mal à survivre face aux blindés existants à la fin de la seconde guerre mondiale.