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MONTEBELLO 1RC

MONTEBELLO           1er RC      3e Escadron      

 

M 4 A4                         n°55

Equipage :

Chef de Char : Maréchal des Logis-Chef DURBANS
Tireur : Brigadier-Chef GIRARD
Pilote : Brigadier LUGAT
Aide-pilote : Cuirassier LAVERLOCHERE
Chargeur : Brigadier MALZ

Novembre 1944, à Fontenoy-la-Ville, le "Montebello" perdra son pilote des premiers jours, Dupuch qui, malade, sera évacué. Le 11, le 1er R.C. défilera encore devant le Général de Vernejoul et quelques jours plus tard, il effectuera un grand déplacement nocturne, traversera de nombreux villages et s'arrêtera à l'orée d'un bois. Derrière eux, des batteries d'artillerie leur font comprendre que le combat approche.

LE BAPTÊME DU FEU

Le 16 Novembre, nous sommes à Laire, en fin d'une journée très dure. Le 17, nous nous ruons vers Héricourt, après avoir libéré Tavey sur notre lancée. Nous voici à l'entrée de Héricourt où une barricade ferme la route Impossible de la démolir au canon. Sous la protection de nos armes, les gars du Génie vérifient si la route n'est pas minée. Non. Nous passons en bousculant la barricade. Notre objectif : prendre intact le pont de la Lizaine. Une terrible explosion ébranle l'air un pont saute quelque part. Il n'y a pas de temps à perdre, il faut faire vite si nous voulons remplir notre mission.

A toute allure, le peloton fonce, passe le dangereux carrefour de la route de Montbéliard. Le "Montmirail" et le "Montebello" franchissent le pont de la Lizaine, les autres chars protégeant les arrières. Une section du R.M.L.E. avec le Capitaine Simonet nous accompagne. Le feu ennemi fait des trous dans les rangs des légionnaires. L'adversaire contre-attaque avec rage, mais le "Montmirail" et le "Montebello" anéantissent ces assauts par le feu du canon et des mitrailleuses. L'ennemi voudrait reprendre le pont et y met le prix. Nous sommes pris à partie depuis les fenêtres ; on tire sur nous au panzerfaust par les soupiraux. Le "Montmirail" est touché, par bonheur sans gravité. Malgré tous les efforts de l'ennemi, les chars resteront maîtres de la situation. Des tirailleurs marocains arrivent enfin en renfort et vont nettoyer les derniers nids de résistance qui nous menacent encore. La nuit tombe, le 3e peloton reste sur les positions qu'il vient de conquérir après cette chaude lutte. L'équipage du "Montebello" profite de ce répit pour nettoyer toutes les armes du char, pendant que le "Montmirail" va faire panser le trou qu'il a à l'avant.

UNE VISITE DU GENERAL DE LATTRE

Vers 20 heures, les hommes du "Montebello" ont la surprise de recevoir la visite du Général de Lattre de Tassigny, accompagné de nombreux officiers généraux. Le Commandant en Chef s'entretiendra quelques instants avec Durbans, celui-ci étant un ancien de la 14e Division d'Infanterie commandée par le Général pendant la campagne 1939-40. Le lendemain, 18 Novembre, alors que Héricourt se réveille libre nous comprenons pourquoi l'ennemi s'était tant acharné pour nous déloger du pont et nous le reprendre : l'ouvrage était miné et prêt à faire sauter. Grâce à notre manœuvre hardie et rapide, ses plans ont été déjoués et le pont a été gardé intact.

La population nous fait fête et nous vivons dans une ambiance de folle joie et d'allégresse. Mais la guerre n'est pas terminée, Belfort se trouve à portée de main et au-delà l'Alsace nous attend. Durbans a hâte de pénétrer avec son "Montebello" dans notre chère province, n'est-il pas Mulhousien d'adoption et de cœur ?

Les chars du peloton font leurs pleins : essence, munitions, vivres

Tout est prêt et même le "Montmirail" revient, sa plaie pansée par un gros bouchon de bois ! Démarrage vers 11 heures petit arrêt au milieu de la ville, puis direction Belfort. Le groupe "Marengo"-"Montmirail" roule en tête, suivi du groupe "Montebello" - "Marne". Nos légionnaires ne sont pas là aujourd'hui , et exceptionnellement un pâle soleil perce la grisaille des nuages.

Le 1er R.C. est prêt à subir l'épreuve du feu. Il est commandé par le Lieutenant-Colonel du Breuil. Le régiment fait partie du Combat Command n° 4 (C.C.4) sous les ordres du Colonel Schlesser.

A la tête du 3e escadron se trouve le Capitaine Détroyat. L'Aspirant d'Oléon commande le 3e peloton (Les victorieux), cinq chars sont sous ses ordres : le sien, le "Marignan". le "Marengo", le "Montmirail", le "Marne" et enfin, le "Montebello".

UN COMBAT ACHARNE

La colonne progresse lentement et s'approche d'un solide position allemande sur laquelle nous avons été renseignés : la barricade de Brévilliers. Tout à coup, alerte : l'ennemi a ouvert le feu et s'est révélé. Le groupe "Marengo"-"Montmirail" suivi du "Marignan" déboite à droite de la route et engage le duel. Le "Montebello" et le "Marne" prennent sous leur feu la crête du mamelon à gauche. Les trois chars de droite essaient d'avancer, mais l'adversaire est solidement retranché et bien pourvu d'armes antichar. Le combat croît avec acharnement et en intensité.

C'est alors que le "Montebello" suivi du "Marne" va tenter de contourner la résistance par la gauche et prendre le revers. Le "Montebello" escalade le monticule et déloge une nombreuse infanterie terrée dans des trous individuels et abondamment pourvue de panzerschreck. Mais un incident à bord l'oblige à marquer un temps d'arrêt dans sa progression. Malz vient de se faire écraser un doigt par la culasse du canon. Vite Durbans lui fait un pansement grâce à la trousse de premier secours, et Malz, en attendant son évacuation, changera de place avec l'aide-pilote Laverlochère. Le char reprend sa progression toujours suivi du "Marne". Va-t-il réussir dans son entreprise ? Ses obus sont tirés à bon escient et la résistance ennemie commence à se replier.

LA FIN DU "MONTEBELLO"

Mais l'ennemi avait gardé en réserve une carte maîtresse : un canon de 75 PAK, camouflé à la lisière du bois, à mille mètres à droite, et le char qui avance victorieusement est stoppé brutalement par un obus en pleine tourelle (Ce même canon touchera peu après le "Marignan", tuant le tireur et blessant grièvement l'Aspirant d'Oléon et son chargeur). Quelques fractions de secondes après, un panzerschreck traverse le poste avant. D'énormes flammes jaillissent aussitôt. Pendant de longues minutes, rien ne bouge à bord. Seraient-ils tous morts ? Non, car enfin une silhouette se profile dans la tourelle, une silhouette semblant immense dans les flammes, homme tenant son ventre et grimaçant de douleur qui essaie d'ouvrir les volets du poste avant. Les balles traçantes ennemies s'acharnent sur le char touché à mort, cherchant à abattre complètement l'homme meurtri. Il chancelle... touché ? Non ! Il retourne à la tourelle et dans un dernier effort il aide, miracle, un autre homme à sortir de là. C'est Girard, gravement atteint à une jambe (Girard trouvera la mort quelques années plus tard, dans une embuscade en Indochine). Malgré leurs souffrances, ils arrivent à glisser au bas au char, à ramper et, s'aidant mutuellement, à se traîner jusqu'au fossé de la route. Laverlochère, au poste de chargeur, avait littéralement explosé avec l'obus de 75 PAK qui perça la tourelle entre les têtes du chef de char et du tireur. Les malheureux Lugat et Malz, au poste avant, furent déchiquetés par le panzerschreck. Le "Marignan" vient jusqu'au fossé de la route prendre Durbans et Girard grièvement blessés et les amènera aux premières maisons. Mais les deux survivants emportent la vision inoubliable de leur "Montebello" dont les flammes montent haut dans le ciel et qui est devenu le four crématoire involontaire de leurs trois camarades qui, partis joyeusement pour libérer la Patrie, sont morts pour que vive la France.

 

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MONTCALM 5RCA

MONTCALM      5e RCA    4e Escadron      

 

M 4 A2

 matricule : 445-152


Pilote : Brigadier Georges Nicoloso

 

 

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MONTBRUN 5RCA

MONTBRUN             5e RCA      4e Escadron      

M 4 A2

 

7 avril 1945  Attaque de la fabrique Wolfartweier près de Durlach (D).

 

Le Peloton Pinoteau, part sur la route de Durlach  à Ettlingen avec deux sections d'infanterie sur les chars et deux sections à pied. 

Avant d'aborder les premières bâtisses de l'usine, les sections d'infanterie sont mises à pied et la progression se poursuit sans réaction.

Arrivé aux premières maisons, le char de tête, le MONTBRUN, après avoir tiré trois coups de canon, est atteint par un antichar de 75 PAK 40 et flambe : trois tués (Maréchal des Logis-chef Aimé FILLY  chef de char, Brigadier Henri KLEIN, Chasseur THUILLEUR), un blessé. L'arme antichar n'est pas repérée et prendra à partie les autres chars qui doivent se mettre à l'abri.

 

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MONTAGNE DE REIMS 12RCA

MONTAGNE DE REIMS    12e RCA   3e Escadron
                                               → 40e RANA 4e Batterie      

 

M 4 105mm   matricule : 90554    
 

 

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MONCORNET II 12RC

MONCORNET II      12e RC    4e Escadron      

  

M 4 A3 

n° 66    
Chef de char : Sous-lieutenant Leseigneur
Tireur : Brigadier chef Emile Delhomme 
Aide-pilote : Cuirassier Jean Minéo
Radio-chargeur : Cuirassier Christian Feuillet

 

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