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Étudié par le colonel Rimailho, ce nouveau véhicule présentait d'indéniables avantages par rapport au Schneider : plus long (avec une augmentation de poids initiale d'un tiers seulement), il avait des qualités de protection bien supérieures mais se révéla peu performant en tout-terrain du fait de l'important porte-à-faux de sa caisse. Son armement était plus puissant : un 75 mm de campagne placé à l'avant et tirant dans l'axe, quatre mitrailleuses, avec seulement deux hommes d'équipage en plus. Ses dimensions offraient un espace plus spacieux que le Schneider avec une meilleure visibilité. Quatre cents exemplaires de ce modèle furent commandés. Deux modèles ont été construits : Le premier équipé d'un canon de 75mm TR ST Saint-Chamond possédait un toit plat muni de kiosques d'observation. Le second protégé par un toit en pente qui devait présenter moins de prises aux grenades. Une première variante dépourvue de kiosque offrait une visibilité très médiocre au pilote qui ne disposait que de volets rabattables n'offrant aucune protection en position ouverte. Par la suite, un kiosque a été aménagé pour le pilote. Comme le Schneider, le Saint-Chamond souffrira tout au long de sa carrière d'un taux de disponibilité déplorable. S'agissant d'un engin entièrement nouveau, le nombre de pannes pouvait être compréhensible mais les difficultés de maintenance étaient aggravées par l'absence chronique de pièces détachées. En conséquence, la canibalisation à partir des engins immobilisés est devenue la règle sans pour autant apporter de solution satisfaisante.
La technique Le train chenillé Holt rallongé est surmonté d'un caisson blindé de forme allongée faisant saillie vers l'avant et vers l'arrière. Le moteur Panhard à quatre cylindres, à essence, actionnait une dynamo fournissant l'énergie nécessaire à deux moteurs électriques reliés aux barbotins du train de roulement. Ce dernier était constitué par trois paires de boggies suspendus par des ressorts en volute. Les chenilles étaient formées de 36 patins. Lors d'un premier engagement (mai 1917), on s'aperçut que les chenilles étaient trop étroites et que l'avant du char était trop bas et trop lourd. On décida alors de rehausser la partie avant de la caisse (ce qui améliora en outre les possibilités d'observation) et de remplacer le toit plat par un toit en pente pour provoquer la chute des grenades allemandes. Les patins de chenilles seront élargis de 326 à 500 mm. Le canon primitif fut remplacé à compter du 165e exemplaire par le 75mm modèle 1897. Quelques chars ont été convertis en chars caissons dépourvus d'armement (à raison de 2 par unité). Cette variante allégée offrait de meilleures performances en tout terrain. L'emploi des chars caissons s'est étendu lorsque le Saint-Chamond a été déclassé comme char de première ligne. De février 1917 à février 1918, 12 groupes de Saint-Chamond sont créés au camp de Champlieu numérotés AS 31 à AS 42. Chaque groupe était composé de trois batteries de quatre chars. Les Saint-Chamond sont engagés pour la première fois les 5 et mai 1917 lors de l'attaque du plateau de Laffaux à laquelle participent douze chars avec de bons résultats. Caractéristiques : 1 canon de 75mm approvisionné à 106 obus, 4 mitrailleuses Hotchkiss Mle 1914 de 8mm (7488 cartouches). Longueur : 8,83 m. Largeur : 2,67 m, Hauteur : 2,365 m. Poids : 24 t. Blindage : de 17 à 11mm Équipage : 9 hommes ; chef de char, chef de pièce, 2 canonniers, 4 mitrailleurs, mécanicien Moteur : Panhard 4 cylindres sans soupapes de 90 CV à 1450 t/m Autonomie : 6 à 8 heures Vitesse : 4 km/h en tout-terrain 400 exemplaires construits environ .
Les identifications des chars sont basées sur les travaux publiés sur le forum Pages 14-18 FORUM Pages 14-18 - Artillerie speciale
Les photos du Saint-Chamond 62770 conservé au musée des Blindés de Saumur sont de Claude Balmefrezol
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