1942      CHAR TIGER I E
 
 
L'étude de conception du Panzerkampfwagen (PzKpfw) VI Tiger I débute en 1937 et c'est en 1942 qu'il commence à être produit. Les deux entreprises qui se chargent de sa construction sont Porsche et Henschel.
Il s'agit d'un char qui se veut très lourd (plus de 50 tonnes) capable de traverser toutes sortes d'obstacles et chargé remplacer les PzKpfw III et IV vieillissants qui n'ont pas été très brillants contre les chars français et britanniques en 1940.
Armé du redoutable canon de 88 qui n'est autre que l'excellent canon de 88 mm Flak 36 monté sur tourelle, le char Tiger I est doté d'un épais blindage (entre 8 et 10 cm de blindage selon les emplacements) le protégeant de la grande majorité des armes antichars et assurant son invulnérabilité contre les tirs frontaux.
Le char PzKpfw VI (Le 5 mars 1943, il reçoit la dénomination Tiger I) effectue son baptême du feu sur le front russe, lors de la bataille de Leningrad en août 1942.
Désormais le maître incontesté des champs de bataille en Europe, le Tiger allie une bonne protection, une relative mobilité et une puissance de feu incomparable.
Il domine très largement le T-34 russe, le Sherman américain sans parler des chars britanniques.
Mais ses principaux défauts résident dans son coût de production, son manque de fiabilité mécanique et son énorme consommation en carburant.
Caractéristiques techniques :
Constructeur : Henschel  Allemagne    1354 exemplaires
Dénomination : PzKpfw VI Tiger I
Longueur : 8,45 m     Largeur : 3,7 m     Hauteur : 2,93 m
Masse : 57 000 kg
Vitesse maximale : 38 km/h        Autonomie : 140 km
Armement principal : canon KwK 36 L/56 de 88 mm
Armement secondaire : trois mitrailleuses MG 34 ou MG 42 de 7,92 mm
Moteur : Maybach HL 230 de 694 chevaux
Consommation : 487 litres aux 100 kilomètres.
Equipage : 5 hommes (chef de char, tireur, pilote, opérateur radio, chargeur)
Blindage frontal : 100 mm        Blindage latéral : 80 mm

Cinq Tiger ont été capturés intacts lors des combats de la libération de la France. Un seul a été réemployé mais les difficultés de maintenance et le manque de pièces détachées ont rapidement entraîné l'abandon de ce monstre mécanique. Les autres exemplaires ont servi à diverses expérimentations avant d'être ferraillés sauf un conservé au musée de Saumur.

 

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Tiger I BRETAGNE  Escadron Besnier  
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Le même, rebaptisé COLMAR