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                   44e BATAILLON DE CHARS DE COMBAT

 

 

 

 

 

Unité formée à Valence le 16 novembre 1939, avec des éléments du dépôt 504 réservistes du Rhône et des Alpes et armée de R 35

ENCADREMENT

Chef de Bataillon LIBMANN, Commandant le Bataillon.
Capitaine ALEXANDRE, Chef d'Etat-Major.
Lieutenant BARTHES, Officier de Renseignements.
Lieutenant DUGNE, Adjoint Technique.
Lieutenant CHEVALLIER, Chargé des Détails.

1ère COMPAGNIE 2e COMPAGNIE 3e COMPAGNIE COMPAGNIE D'ÉCHELON

Lieutenant LECLERC, Cdt de Cie.

Lieutenant BARDEL

Lieutenant MAGNAN

Lieutenant NOBLET

Lieutenant POLION

Lieutenant VIGNON, Sect. Echelon.

Lieutenant CURRAL

Lieutenant AZENAY

Lieutenant SANTA-MARIA

Lieutenant GARACCIO

Sous-Lieutenant CABANEL

Lieutenant POISSON, Sect. Echelon.

Lieutenant ORSAT

Lieutenant GOUTTEBARON

Lieutenant ZENDO

Lieutenant GAUTHIER

Sous-Lieutenant JULIEN

Lieutenant PERRET, Sect. Echelon.

Capitaine REYNAUD, Commandant de Compagnie.

Lieutenant DUSANT, Adjoint

Lieutenant EXBRAYAT, Atelier

Lieutenant BERNARD, Approvisionnement.

 I. - 16 NOVEMBRE 1939 - 14 MAI 1940.

16 NOVEMBRE. - Constitution de l'unité à Valence.

28 NOVEMBRE. - Le bataillon est dirigé sur Suze-la-Rousse (Drôme).
 
28 NOVEMBRE au 14 MAI. - L'instruction est poussée avec quelques appareils F.T. et 3 R 35.
 
15 MAI. - Le bataillon reçoit l'ordre de se tenir prêt à faire mouvement. Le même jour arrive en gare de Croisière un train de chars R 35 qui lui est destiné. Les appareils ne sont pas débarqués et ne seront affectés aux unités qu'au moment du débarquement.
 
16 MAI. - Le bataillon embarque de nuit en trois trains.
1er: Chars ; 2e: E.M., 1ère et 2e Cies ; 3e: 3e Cie et C.E.
 
II. - 17 MAI 1940 - 31 JUILLET 1940.
 
18 MAI. - Vers midi les trains dépassent Paris. Le troisième est violemment bombardé en gare d'Hormoy-Villers et ne peut poursuivre sa route sur Compiègne.
Dans la nuit un des trains débarque à Crouy. Un quatrième train de matériel auto venu directement de Paris débarque à Verzy.

19 MAI. - Le deuxième train, E.M., 1ère et 2e Cies débarquent au matin à Crouy. A peine le débarquement est-il terminé qu'un sévère bombardement aérien s'abat sur le bataillon.
De nombreuses voies sont coupées et le troisième train (3e et CE) est détourné et à 9 heures débarque à Fismes où également il est bombardé. Après débarquement ces deux unités font mouvement sur le château d'Ecrury.
Le bataillon est affecté à la 4e division cuirassée.

20 MAI. - Les 1ère et 2e Cies sont établies en stationnement gardé à Crouy et dans la nuit elles vont prendre position sur l'Ailette et l'Oise à la garde des ponts.
La 3e Cie et la CE font mouvement sur la forêt de Villers-Cotterêts.
Au cours d'une reconnaissance dans la région de Laon le Chef d'Etat-Major est tué.

21 MAI. - Protection des ponts de l'Ailette.

22 MAI. - Le bataillon est affecté à la 8e demi-brigade. La 3e Cie et la CE parviennent à rejoindre le bataillon. L'ensemble de la DCr fait mouvement sur la forêt de Compiègne (région de Pierrefond) où elle passe la nuit.

23 MAI. - Stationnement gardé dans la forêt de Compiègne. La 2e Cie est mise à la disposition d'une avant-garde (7e RDP).

24 MAI. - Par Compiègne, le bataillon fait mouvement en direction de Moreuil en vue de participer sur la Somme à la réduction de têtes de pont. La 1ère Cie est transportée sur porte-chars, la 3e Cie fait mouvement sur chenilles.
En fin de trajet les compagnies prennent position dans les bois de La Neuville St Bernard, la CE stationne à Rollot.

25 MAI. - A 21h45, le bataillon reçoit l'ordre de se porter à Courcelles pour y être engagé dans la réduction de la poche d'Amiens. Sous un déluge de projectiles le mouvement s'opère par Ailly-sur-Noye et Conty.

26 MAI. - Des positions d'attente sont prises à Courcelles et à midi les unités se portent à leurs positions de départ au bois de Ferrières et au bois d'Ailly par l'itinéraire Quevenvillers et Bourelles.
 
27 MAI. - La section Bardel (1ère Cie) entre en contact avec des éléments ennemis. Après un bref combat les Allemands se retirent, laissant sur le terrain de nombreux morts.
Le PC à Saissement est bombardé par l'artillerie et l'aviation. A la tombée de la nuit la Division Coloniale déclenche une attaque que le bataillon doit appuyer, mais au moment où la manœuvre va s'amorcer d'autres ordres mettent la DCr à la disposition d'autres grandes unités.

28 MAI. - Au matin le bataillon fait mouvement. Par Riencourt, Warlus, Airaines et Meucourt et à midi atteint le bois de Cambos.
La DCr est mise à la disposition de la 7e Armée pour attaquer la tête de pont d'Abbeville.
Le bataillon se porte à ses positions de départ à Limeux par Wiry-au-Mont, Citerne, Trucourt.
Le bataillon attaque au centre du dispositif avec le 22e RIC à droite la 2/24 BCC et à gauche la 6e demi-brigade de chars. Mission : réduction de la tête de pont d'Abbeville.
Axe d'attaque : Limeux, bois du Mont-Blanc, Vieux Moulin de Limeux, Limercourt, Villers-Mareuil, Mont-Caubert.
Premier objectif : cote 104, Huchenneville, lisière sud du bois des Hetroy.
Deuxième objectif : pentes sud du Mont-Caubert.
Préparation d'artillerie H-10.
H : 17 heures.
Dispositif du bataillon : à droite 2e Cie, au centre 3e Cie, à gauche 1ère Cie.
Sous un tir dense et continu de l'artillerie allemande, l'attaque part. Le vieux moulin de Limeux est nettoyé de tout ennemi, le bois de Hetroy est pris après destruction de nombreuses armes antichars. Les sections filent en colonne par la route jusqu'à Mareuil-Caubert, deux sections patrouillent dans le village à 7 km de toutes troupes amies. Des vues sur la grande route laissent percevoir la montée en hâte des renforts ennemis pour boucher la brèche que la DCr vient d'ouvrir. La colonne ennemie est prise sous le feu de la section Pollion, les hommes sautent à terre en quelques minutes, les mitrailleuses et les canons réduisent la colonne.
A la nuit les objectifs sont atteints par les chars mais l'infanterie n'a pas progressé, le bataillon est contraint d'abandonner les positions conquises et dans la nuit les unités se regroupent au château de Caumont.

29 MAI. - L'attaque doit être reprise à 6 heures. Les unités sont en place, prêtes à déboucher, lorsqu'à 5h30 les chars allemands débouchent sur le plateau, nos chars se lancent à l'attaque de l'adversaire qu'ils prennent de flanc. En quelques minutes 6 de ses chars sont détruits. Les compagnies se portent à l'attaque d'Huchenneville et du bois de Hetroy, Les Allemands ont renforcé leur défense mais grâce au soutien de l'artillerie de la DIC le bataillon s'empare du bois de Hetroy.
La 1ère Cie se lance à l'attaque de Villers-Mareuil et y mène un combat rue par rue, maison par maison, qui dure une heure, où les chars vident leurs casiers à munitions. D'autres appareils atteignent le carrefour des Croisettes et la cote 104.
Les chars se regroupent à la nuit.

30 MAI. - Bombardement intense par l'artillerie allemande. L'ennemi tient les positions du bois de Villers à moins de 300 mètres des lignes françaises.
A 14 heures, le bataillon reçoit l'ordre d'attaquer le bois de Villers. Après plusieurs attaques successives qui échouent, où le bataillon a 7 chars détruits, enfin il livre à l'infanterie (22e RIC) la lisière sud du bois.
Au cours de la journée certaines sections épuisèrent leurs munitions jusqu'à trois fois.
A la nuit les chars sont regroupés à Villers-Mareuil.

31 MAI. - A 4 heures, la 4e DCr est relevée par la 2e DCr. Le bataillon se porte sur Frucourt.

1er JUIN. - Les chars sont sur les camions de la CT 74 qui les transportent à Rothoy (4 km est de Marseille-en-Beauvaisis).

2 JUIN. - La CE rejoint le bataillon et procède à la remise en état du matériel.

4 JUIN. - Bombardement aérien de Rothoy.
 
5 JUIN. - Mouvement sur Abbécourt (sud de Beauvais), la CE stationne à Haudenc-l'Evêque.

6 et 7 JUIN. - Abbecourt est bombardé.
 
8 JUIN. - Sur la Somme l'ennemi a rompu nos défenses. A 11 heures 30, le bataillon reçoit l'ordre de se porter au nord de Beauvais pour organiser une position d'arrêt.
Le bataillon occupe une position en bouchon à la Place, près de Pierrefitte, puis à la nuit à Pierrefitte même.

9 JUIN. - L'ennemi bombarde Pierrefitte par avions et artillerie. L'ordre de repli de la DCr prescrit au bataillon de couvrir la division au nord et à l'ouest en établissant un bouchon à La Vallée.
La 2e Cie est détachée en avant-poste au carrefour des Fontainettes où elle est surprise par une attaque allemande et se trouve scindée en deux. Après une résistance acharnée deux sections sous les ordres du Lieutenant Azenay cherchent à dégager le reste de la Compagnie. Ils ne peuvent malheureusement y parvenir et les autres éléments tombent aux mains de l'ennemi. Afin de dégager cette Compagnie, le chef de bataillon s'apprête à lancer la 1ère Cie quand parvient l'ordre de la DCr de porter le bataillon sur Marines.
Les unités y parviennent à la nuit et les deux sections de la 2e Cie rejoignent dans la nuit.

10 JUIN. - Le bataillon passe la Seine au pont de Poissy et par Gisors et Marines atteint Chartron.

11 JUIN. - La CE établie à Neauphle-le-Château y est bombardée par avion.

12 JUIN. - L'ennemi a franchi la Seine en plusieurs points, le bataillon reçoit l'ordre de se porter à Condé-sur-Vesgre par Epernon et Auneau.

13 JUIN. - Le bataillon est établi en bouchon défensif à Condé-sur-Vesgre et à 14h30 reçoit l'ordre de décrocher. Nouveau PC à Ensonville (sud de Chartres).

14 JUIN. - Stationnement gardé à Ensonville.

15 JUIN. - Le bataillon est envoyé à Chartres pour coopérer à l'établissement d'un bouchon. PC Luisan (lisière sud de Chartres). Les bombardements aériens sont incessants. La 8e demi-brigade est chargée de couvrir la retraite de la DCr et le bataillon reçoit la mission d'assurer l'arrière-garde.

16 JUIN. - Nouveau repli sur Bonneval et établissement d'un bouchon à Mérogier,

17 JUIN. - Bouchons autour de Bonneval. PC Guibert puis Montradille. Nombreux accrochages avec les avant-gardes allemandes. A midi repli sur Châteaudun. Bombardement par des avions italiens.
PC successifs Lavarenne et Thiville, où le bataillon assure la sécurité de l'embarquement des éléments de la 85e DI. A 20 heures, le bataillon se replie et passe la Loire au pont de Blois qui saute après le passage du dernier char du bataillon.

18 JUIN. - PC Colettes. A midi le bataillon se porte aux lisières sud de Blois. PC Saint-Gervais.

19 JUIN. - A 2 heures mouvement sur Chambord, organisation d'un bouchon. PC parc du Château.
A 5 heures le PC est porté à Huisseau et à midi au nord de Cellettes. La 3e Cie patrouille sur la rive gauche de la Loire et détruit de nombreux radeaux et embarcations sur lesquels les Allemands tentent de franchir le fleuve, tandis que notre artillerie effectue des tirs sur la rive droits.
L'ennemi réussit à franchir la Loire en amont et en aval de Blois, menacée d'encerclement la DCr se replie. Le bataillon s'installe en bouchon à Contre.

20 JUIN. - Mouvement général, le bataillon passe le Cher au pont d'Augé. Le pont saute juste au moment où l'ennemi prend position sur la rive droite. PC Cère.
A 17 heures, le repli est repris. PC Briare, franchissement de l'Indre à Saint-Jean-Saint-Germain. Itinéraire : Loches, Perrusson, Saint-Senoch, Châtillon-sur-Indre.

21 JUIN. - Décrochage, bouchon à Cléret-au-Bois. PC Ferrières, nouveau repli sur Saint-Cyran-Saint-Michel où un bouchon est établi.

22 JUIN. - A 11 heures repli et ordre d'organiser la défense de Tilloux et de tenir sans idée de repli, la DCr étant encerclée. Dans la nuit le passage a été forcé et le bataillon se replie sur le carrefour de Gouex puis sur Le Blanc.

23 JUIN. - A 16h15 décrochage, bouchon à Peyroux et à L'Isle-Jourdain.

24 JUIN. - A 13 heures décrochage repli sur la Péruse et Confolens.

25 JUIN. - A 3 heures repli sur Vayres et à 8 heures sur Chalus. A midi parvient au bataillon le renseignement que les hostilités ont cessé à 0h35.

26 JUIN. - A 13 heures mouvement sur Mensignac (Périgueux). La CE rejoint le bataillon.

15 JUILLET. - Le bataillon rend son matériel à Périgueux.

17 JUILLET. - Démobilisation du personnel.

31 JUILLET. - A 24 heures le 44e BCC est dissous.

POINTS REMARQUABLES
Durant six mois ce bataillon n'aura que 3 chars R 35 pour former 45 chefs de chars et 90 mécaniciens, c'était vraiment peu pour créer une unité. II fallait que les cadres et hommes, tous réservistes aient conservé de leur service actif de solides connais­sances. D'ailleurs c'est une constatation générale, dans toutes nos formations, après 15 jours de mobilisation il n'y avait plus de dif­férence entre active et réserve, les réflexes acquis en temps de paix revenaient avec une fidélité et une rapidité remarquable.
La naissance du 44e BCC est pleine d'imprévus, imprévus qui auraient pu friser la catastrophe.
Le jour même où le bataillon (sans matériel) va s'embarquer à Suze-la-Rousse, arrive en gare un train de 45 chars qui lui est destiné. Ce ne sera qu'au débarquement dans la zone des armées que les unités percevront leur matériel. A lui seul le débarquement du bataillon mérite d'être relaté.
Le train de 45 chars arrive en gare de Crouy le 18 mai, convoyé par une dizaine d'hommes.
Le personnel des compagnies de combat se trouve dans un autre train et à Crouy on ignore où il peut se trouver. Il faut décharger le matériel et il n'y a que trois hommes qui connaissent le matériel, les autres n'ont que leur bonne volonté, elle va remplacer toutes les ignorances. En pleine nuit, après avoir tiré à la ficelle les appareils récalcitrants, cassé beaucoup de prolonges, le train est enfin vidé. Il est trois heures du matin, lorsque d'un coin de la gare partent et montent dans le ciel deux belles fusées blanches. Deux hommes sont trouvés dans le local d'où elles ont été lancées. Interrogés sur le motif de cette signalisation ils répondent qu'en raison de la cou­pure du téléphone avec Soissons ils doivent prévenir cette ville de la fin du débarquement.
Leur identité vérifiée, ces hommes semblent bien appartenir à la S.N.C.F. Mais deux sous-officiers ont le pressentiment qu'il y a autre chose. Ils fouillent les deux hommes et dans la doublure de leur veste, contre la poche, sentent quelque chose. Un coup de canif et un papier est extirpé. C'est un ordre, un itinéraire de repli, un point de ralliement, le tout en allemand. Les deux hommes n'ont jamais pris l'itinéraire de repli.
Enfin le 20 les compagnies sont pourvues de leur matériel. Le bataillon eut beaucoup de chance car ne l'oublions pas dès le 16 mai sur le front de l'Aisne l'insécurité était déjà chose courante.
Après sept journées de marche épuisantes tant de nuit que de jour le bataillon va se trouver à 180 kilomètres de son lieu de débarquement.
Dans une dernière marche de nuit du 27 au 28 mai, sous la pluie, sur des routes encombrées le bataillon effectue une marche d'approche. Le personnel tombe de fatigue, les pannes sont nombreuses. Les ordres parviennent dans l'après-midi et c'est plein d'enthousiasme que les unités partent à l'attaque. Les équipages foncent, entament la ligne ennemie, des sections parviennent à 7 kilomètres de leur base de départ, malheureusement l'infanterie ne peut pas suivre. La chance est passée car les attaques du 29 et du 30 l'ennemi a pu renforcer sa défense et c'est en vain que les derniers équipages se sacrifient sans succès appréciable.
Après douze jours et douze nuits de marche et de combat sans sommeil, les rescapés sont à bout.
En 1943, le Lieutenant Bardel, dans un ouvrage intitulé " Quelques-uns des Chars " a fait le récit de la vie du bataillon. Pour qui a vécu sous le blindage on trouve dans cet ouvrage des souvenirs bien émouvants de vérité et de simplicité. Mais lorsqu'il s'excuse de ne pas conter une épopée il fait preuve de modestie car c'est justement cela l'épopée des chars.
Les équipages de chars lancés en avant de tous ne trouvant leur soutien moral et matériel qu'en eux-mêmes, pour ces quelques êtres qui servent d'appats, n'est-ce pas cela l'épopée ?
Ce camarade a fort bien analysé les événements qu'il a vécus, il est resté humain et malgré les douloureuses heures qu'il a vécues dans tout ce récit montre une âme sensible. Tous les combattants ont ressenti le sentiment troublant du lever du jour précédant une attaque où la nature se venge des hommes avant qu'ils se tuent. Bardel exprime avec force l'état d'âme du combattant à cet instant : " Avant le réveil de la terre, à cette heure-là le pilote plus que jamais se sent seul avec sa machine, délivré des dures servitudes du sol, jamais mieux l'idée de paix n'apparaît dans sa calme grandeur. Hélas, pourquoi les hommes choisissent-ils cette heure-là pour préparer leur œuvre de destruction ? "
Vraiment le 44e a été une bien belle unité. Cadres et hommes ont rivalisé de courage, d'entrain et d'endurance. Tous peuvent être fiers d'avoir appartenu à cette formation. C'est au récit de semblables actions que l'on comprend l'esprit Chars.




 

Sources : Archives du SHAT Vincennes.