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1999    WIESEL SYRANO

 

Le programme SYRANO a démarré en décembre 1994 à l'initiative de la DGA. Un groupement d'intérêt économique du même nom, SYRANO, a été alors créé entre Giat Industries, Itmi Aptor du groupe Cap Gemini Sogeti, SAGEM et Dassault Electronique. Un démonstrateur opérationnel de robot d'observation de champ de bataille a été créé en 1997 et livré à l'armée française en juillet 1999.

SYRANO a été conçu par un consortium de CGEY, Thales, GIAT Industries et SAGEM pour collecter des informations dans les zones de combat, principalement dans les combats en zone urbaine.

Caractéristiques

Sa base a été réalisée sur le Rheinmetall Wiesel 2 de la Bundeswehr. En terrain accidenté, il se déplace à une vitesse de 40 km/h et son rayon d'action est de 10 km.

Afin de collecter des données sur les champs de bataille, il est équipé au bout d'un mât déployable de six mètres de haut de :

Télémètres laser à balayage, Caméra IL, Caméra thermique, Caméra de jour, Imageur Laser 3D

Le SYRANO est un véhicule télé-opéré, c'est-à-dire commandé à distance à partir d'un autre véhicule, qui traite les images et informations reçues en temps réel.

Les fonctionnalités du système embarqué permettent trois missions : Aide à la conduite, Aide à la protection, Aide à la mission.

 

 
photo David Monnieux photo David Monnieux

 

 

1996                             RENAULT X8A

 

Démonstrateur de Mobilité 8x8 à roues directrices
Présenté à Eurosatory 1996, le X8A est un démonstrateur technologique commandé par l'Armée Française pour tester les futurs programmes de blindés.

Les travaux du 8XA commencent mi-1993 et le véhicule roule pour la première fois en septembre 1995.
Le X8A est livré à l'Armée Française en février 1996 et débute ses essais. Son financement est assuré conjointement par la DGA et Renault. Afin de réduire les coûts, un maximum d’éléments venant de la gamme civile ont été utilisés.
Le X8A est propulsé par un moteur RVI MIDR 06.20.45 de 450 ch/v turbo diesel couplé à une boite à vitesse Type ZF 6 HP 900 entièrement automatique, la transmission et la boîte de transfert sont à deux vitesses.
Un système de régulation des pneumatiques permet d’adapter la pression au terrain.

Les deux essieux avant moteurs sont directionnels, en outre le blocage des roues d’un côté ou de l’autre permet de virer quasiment sur place.
Le poids total en charge est de 24 tonnes, dont 8 tonnes de charge utile.

Le X8A a servi à l’expérimentation du futur VBCI.

Le prototype est conservé au Musée des Blindés de Saumur.

 

 

 

 


 

 


 

 

 

 

1973  PANHARD M4

  

Le Panhard M4 est un véhicule blindé multi-usage assez simple conçu pour transporter huit hommes avec deux membres d'équipage ou, dans la version avec tourelle, sept hommes et trois membres d’équipage.
L'engin est fortement protégé : le blindage frontal incliné est de 25 mm, les côtés ont une épaisseur de 12-15 mm, le toit et le bas de caisse ont 8 mm d'épaisseur.
Le prototype ne possède pas d'armement. La motorisation offre plusieurs options de moteurs d'une puissance de 170-200 ch installés dans un vaste compartiment moteur.
L'accès se fait par deux portes latérales, une porte arrière et trois trappes de toit.
La suspension hydropneumatique peut être ajustée pour chaque essieu.
L'engin est amphibie, sa propulsion dans l'eau est assurée par deux hélices.


 

 

2008  PVP PANHARD

 

 

L'armée de terre française a reçu en février 2008 un premier lot de 30 PVP (petit véhicule protégé). Ce blindé de 5 tonnes va permettre d'améliorer la protection des soldats français déployés en opération. L'armée de terre française est en effet très exposée, avec plus de 10 000 hommes déployés sur une dizaine de théâtres, parmi lesquels le Liban, l'Afghanistan et la Côte d'Ivoire. La situation sécuritaire est devenue particulièrement tendue, avec une multiplication des attentats. La menace ne vise plus uniquement les troupes de l'avant mais aussi les unités d'appui et de soutien. Le PVP correspond à cette nécessité de fournir des capacités de liaison protégée pour les troupes en opération. Les premiers véhicules livrés à l'armée de terre française vont d'ailleurs servir de réserve opérationnelle pour les unités d'alerte.
Une des qualités de ce véhicule tient à sa bonne habitabilité intérieure. L'architecture a été conçue pour réserver un maximum de place à l'équipage. En outre, les parois sont équipées de rails qui permettent d'installer facilement de l'équipement ou de changer la configuration du véhicule. Le PVP, dont la charge utile s'élève à une tonne, est capable d'embarquer quatre hommes d'équipage équipés. Plusieurs versions sont déjà à l'étude pour prendre en compte les besoins propres des différentes armes de l'armée de terre
Aux versions commandements et antichars, devraient s'ajouter des versions pour le train, le génie et l'artillerie.
Véhicule protégé de la classe des 5 tonnes, le PVP reste toutefois beaucoup plus maniable que ses concurrents en ville en raison de sa taille. Appelé à être utilisé dans des zones de conflit, il est très adapté aux déplacements dans des ruelles étroites. Grâce à sa puissante motorisation et sa boite automatique, il est également très à l'aise en tout terrain, avec de bonnes capacité de franchissement. La possibilité de régler la pression des pneumatiques depuis l'intérieur confère également un avantage notable sur des sols meubles.
Enfin, la protection balistique du PVP a fait l'objet d'études et de tests très poussés. Le blindage composé notamment d'acier et d'aluminium, offre une protection de niveau Stanag Otan 2 (correspondant à la munition de 7,62 mm), ce qui n'est pas courant sur des véhicules de ce tonnage. Un soin tout particulier a aussi été apporté pour prendre en compte la menace représentée par les explosifs improvisés. Grâce à cette protection, le PVP est très bien adapté à l'emploi sur les théâtres d'opération.
Rappelons que le PVP a été commandé à 930 exemplaires par l'armée de terre française, pour un montant de 150 millions d'euros. Conçu avec des composants choisis sur étagère, le PVP est un véhicule très compétitif par rapport à ses concurrents. Panhard a prévu de livrer 150 véhicules par an à partir de 2008. La gendarmerie française s'est aussi montrée très intéressée par ce véhicule.

Utilisation
Véhicules tout terrain blindés destinés aux transports de personnels, de systèmes d armes, de détection et transmission et de reconnaissance.
Niveau de protection : STANAG 4569 niveau 2 pour l'équipage et le compartiment opérationnel + plancher avec protection mines anti-personnel (Type DM 31).
La possibilité d'adaptation d'un grand nombre d'équipements et la modularité intérieure en fait un véhicule idéal pour remplir différentes missions
Il a récemment été adopté par l’armée française dans le cadre d'un appel d'offres de la DGA.

Caractéristiques
Longueur : 4 282 mm    Largeur : 1 970 mm    Hauteur : 2 135 mm      Empattement : 3 000 mm
Poids à vide : 3 870 kg         Charge utile : 1 130 kg
Moteur 2 800 cm3 Diesel turbo       Puissance 146 ch
Nombre de places : 2 à 7 selon les missions

Performances
Vitesse maximale : 120 km/h
Pente franchissable : 100 %     Angle d’attaque : 76°    Angle de sortie 55°     passage à gué : 535 mm    
Autonomie : 800 km       Dévers maxi : 30°

Source : Sté PANHARD  www.panhard.fr 

 

 

1970  PANHARD M2