Affecté au 511e RCC à Verdun le 9 juillet 1936. La numérotation des chars passe d'un à deux chiffres.

Le n° 7 LORRAINE devient le 97 NORMANDIE.

 

Formation du 51e BCL (Bataillon de Chars Lourds) en juillet 1939.
Le 97 est désigné char de Commandement
30 octobre 1939, installation d'un système de signalisation électrique.
15 novembre 1939, accord du colonel Bruneau pour des essais de surblindage.
16 novembre 1939, installation du surblindage aux Aciéries d'Homécourt.
28 novembre 1939, le 97 revient d'Homécourt, blindage de la toiture.
1er décembre 1939, le toit est monté.
3 décembre 1939, essais.
10 décembre 1939, continuation des travaux de surblindage, le chef de bataillon se rend à Homécourt.
15 décembre 1939, essais jugés satisfaisants.
L'essai a été fait :
a) avec des plaques de blindage de 25 m/m et 45 m/m existant au Pare de VERDUN et provenant soit de blindages d'anciens chars 2 C réformés soit de réserve,
b) grâce à l'aide de la Société des Aciéries d'HOMECOURT dont le Directeur, Monsieur BRUN, a bien voulu mettre à la disposition du Bataillon ses ateliers et ses machines à découper et à perforer.
Le char 97 surblindé présente les caractéristiques suivantes :
AVANT : Blindage de 90 m/m provenant de la superposition de plaques de 45 m/m existant primitivement.
FLANCS : Blindage de 65 m/m et 50 m/m provenant de la superposition de plaques de 25 m/m ou de 40 m/m existant primitivement.
SUPERSTRUCTURE ET TOURELLE : Adjonction d'un double toit, avec grille d'évacuation de l'air refoulé par les ventilateurs, d'une épaisseur de 50 m/m s'ajoutant aux épaisseurs existant précédemment.
L'ensemble du surblindage représente une augmentation de poids de 10 % sur le poids normal au char.
Cette augmentation combinée avec l'amélioration résultant du changement de moteurs et avec l'augmentation de puissance qui en résulte ne change pas les possibilités de progression et de franchissement du matériel.
D'après les déclarations du Directeur de l'Usine d'HOMECOURT, le surblindage des 6 chars du Bataillon pourrait être réalisé dans les circonstances suivantes :
1°) Coulage des blindages nécessaires par l'Usine d'HOMECOURT,
2°) Découpage, perforage et préparation des blindages par l'Usine d'HOMECOURT.
3°) Fourniture clos accessoires et boulonnerie, par l'Usine d'HOMECOURT,
4°) Montage sur le char par le Bataillon.
Délai de fabrication et d'installation : 3 mois environ.
Crédit nécessaire maximum : 1 Million de francs.
20 décembre 1939, le chef de bataillon se rend à Verdun chercher de nouveaux moteurs.
26 décembre 1939, les deux moteurs sont démontés.
30 décembre 1939, mise au banc des nouveaux moteurs Maybach.
3 janvier 1940, les vieux moteurs sont ramenés à Verdun, on amène un Maybach neuf.
18 janvier, le 97 est terminé.
22 janvier, essai de marche.
26 janvier 1940, mise en route du 97, température -10°.
29 janvier 1940, mise en route du 97, température -7°.
30 janvier 1940, sortie de 1500 mètres.
7 février 1940, deux heures de manoeuvres, retour sans incident.
21 février 1940, manoeuvre du bataillon. Tir de 3 obus, sans incident.
23 avril 1940, essais de franchissement à la carrière de Moutiers. Le 97 reste en panne, une chenille cassée.
24 avril 1940, le char est dépanné.
3 mai 1940, le char ne peut terminer son passage de carrière de Moutiers.
11 mai 1940, en réparation au quartier Igest.
13 mai 1940, le char rejoint le bataillon.
22 mai 1940, char indisponible, un cylindre à changer.
Le 97 quitte le bois de la Proie et rejoint le PC du bataillon.
13 juin 1940, embarquement en gare de Landres, départ vers 13h30.
Sabordé sur voie ferrée à Meuse le 15 juin 1940 à 19 heures.

 

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