Constructeur : SCHNEIDER

Combat du bois du Mont-Dieu le 15 mai 1940
Au lieu-dit La Richenière, au nord du bois du Mont-Dieu, le RIBAUVILLE neutralise un canon de 75mm et détruit une rame de camions transports de troupes.
Le char encaisse 17 impacts, 5 de face et 12 sur le côté droit.

24 mai 1949 18h00   Combats de Tannay
L'apparition des chars sur la cote 276 et le débouché sur le glacis de la ferme La Forge de ceux qui vont attaquer sur la ferme Le Moulinot déclenche des tirs d'artillerie ennemis d'une extrême violence sur toute cette zone.
Les chars sont également pris à partie par de nombreux antichars, 37 et 47, qu'ils repèrent difficilement, aveuglés par la poussière.

Equipage :
Chef de char : Lieutenant Noël Valois
Pilote : Sergent Léon Honor
Radio : Sergent Brix
Aide-pilote : Caporal Georges Arger

L'action vue d'un groupe de prisonniers sur le terrain :
"Un sous-officier allemand vient au groupe de prisonniers et, en un français parfait sans aucun accent germanique, leur donne l'ordre " A genoux ! ", puis, cela exécuté, les fait relever et leur dit : "Vous allez voir le char français tirer sur vous !"
Un soldat allemand, FM en mains, bandes de cartouches suspendues à son cou, se met en batterie au pied du groupe de prisonniers et, sans aucune interruption, tire sur le char qui est le plus au nord, le 357 "RIBAUVILLE", chef de char lieutenant Valois, pilote-sergent Honor. Probablement sous l'effet de pompage, le char pivote sur sa gauche, se place dans l'axe du FM allemand et donc du groupe de prisonniers. Il s'immobilise, le canon de 75 étant dans l'axe du canon de 47, se relève lentement et s'arrête. Le Maréchal des Logis Avignon a dû être le seul à voir cette scène, tous les autres ont le regard fixé vers l'avant, et il attend le coup de canon qui va pulvériser les survivants de l'attaque. L'attente pénible de la mort s'éternise, les secondes paraissent durer des heures. Aucun coup de canon n'est tiré, le chef de char et le pilote ont dû discerner les prisonniers derrière l'arme allemande qui n'arrête pas de tirer. En réalité, alors que le sergent Honor était prêt à lâcher un obus de 75, le lieutenant Valois l'a arrêté en lui hurlant : "Ce sont des Français !" Il avait vu en pointant le 47. "
Récit de Roger Avignon, 93e GRDI
 
Le char avarié au cours du combat du 24 mai est embarqué fin mai en gare de Challerange pour évacuation sur l'intérieur.
Le char ne reviendra pas à la 3e D.C.r. et sa trace est perdue.
Le RIBAUVILLE a été photographié dans un parc de matériel non identifié.
Le nom du char est mal orthographié, il devrait s'écrire RIBEAUVILLE.